L’unité de l’Église : amour et vérité

Soichi Watanabe, unis en Christ

À l’approche de 2033, date qui marquera les deux mille ans de la résurrection du Christ, de nombreux chrétiens de traditions différentes cherchent à marcher ensemble dans la foi et le témoignage. Cette démarche soulève une question essentielle : quelle est la nature de l’unité à laquelle le Christ appelle son Église[1] ?

Dans sa prière de Jean 17, Jésus ne demande pas seulement que ses disciples soient rassemblés, mais qu’ils soient un à l’image de l’unité qui existe entre le Père et le Fils. Cette unité est à la fois un don et une vocation. Elle ne repose ni sur l’uniformité ni sur l’effacement des différences, mais sur une communion enracinée dans l’amour et dans la vérité.

À travers quelques textes bibliques majeurs et le témoignage de plusieurs figures importantes de l’histoire chrétienne, je chercherai à comprendre comment l’amour et la vérité constituent les deux dimensions inséparables de l’unité de l’Église, et comment cette unité peut être vécue concrètement aujourd’hui.

  1. « Que TOUS soient UN » 

Dans ce verset, le plus connu sur l’unité, quel est le sens du mot TOUS ?

Jésus a devant lui onze hommes – les apôtres – Judas avait déjà quitté le groupe. Quand il prie le Père, pense-t-il uniquement à ces onze personnes ? 

Bien sûr que non : ce mot « TOUS » est beaucoup plus vaste. 

Il a devant lui toute l’humanité jusqu’à la fin des temps. 

Ce mot « tous » a donc un sens missionnaire. 

L’apôtre Paul le dit autrement : « Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité » (I Ti 2.4).

A JC2033, notre rêve est qu’à Pâques 2033, tous entendent la joyeuse salutation dans leur propre langue : « Le Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité. »

Quel est aussi le sens du mot UN ? 

UN ne signifie pas « pensée unique », ni uniformité. Le mouvement œcuménique l’a affirmé avec force. Ce mot a un sens relationnel. 

La suite du verset le dit explicitement : « que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » C’est une unité relationnelle, à l’image des relations qui se vivent entre le Père et le Fils. 

En un mot, c’est une unité marquée par l’amour réciproque en Christ. 

L’amour réciproque refuse le contrôle des consciences, les jugements, les étiquettes, les pressions de groupe. Il résiste aussi à l’activisme qui étouffe la vie intérieure et à la tentation d’uniformiser les personnes. Il permet ainsi une véritable communion dans le respect des différences. 

C’est cet amour que le Christ a mis en pratique et auquel Paul nous appelle : « Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont en Jésus-Christ » (Phil 2.5).

2 « Ta Parole est la vérité » 

Un autre verset fondamental de ce chapitre est là où Jésus parle de la Parole de Dieu : « Consacre-les par la vérité : ta parole est la vérité, » (Jn 17.17). Et il poursuit : 

« Comme tu m’as envoyé dans le monde, je les envoie dans le monde. Et pour eux je me sanctifie moi-même, afin qu’ils soient eux aussi sanctifiés par la vérité. » (v. 18-19). 

C’est par la Parole de Dieu que nous nous sanctifions. Comme Jésus s’est sanctifié en vivant la Parole jusqu’au bout, en aimant Dieu et les siens jusqu’à l’extrême, notre vocation est aussi de nous laisser guider en tout par la Parole de Dieu. 

Trois thèmes dans Jean 17 sont reliés les uns aux autres : l’envoi, l’unité et la Parole.  Nous ne pouvons être envoyés que si nous nous laissons transformer par la Parole de Dieu et que si nous sommes unis les uns aux autres dans l’amour. 

En fait, le thème de Jean 17 est l’envoi des témoins du Christ. Pour être envoyés il y a deux conditions : la sanctification par la Parole et l’unité des disciples

Pour être unis dans l’amour réciproque, il nous faut nous laisser transformer par la Parole de Dieu. C’est elle qui nous sanctifie. C’est ce que j’ai essayé d’écrire dans le livre que j’ai récemment publié : « La Parole qui transforme et unit ». 

3. Amour et vérité 

L’unité est amour et vérité. Elle a un aspect relationnel (« amour »), mais elle a aussi un aspect doctrinal et théologique (« vérité »). En un mot elle à la fois « relationnelle » et « rationnelle. »

L’unité est à l’image de Dieu qui est à la fois « amour et vérité » : « Le Seigneur, Dieu tendre et miséricordieux, lent à la colère, plein d’amour et de vérité. » (Ex 34.8). 

L’unité comprend l’amour et la vérité, comme le dit aussi admirablement le Psaume : « Amour et vérité se rencontrent, justice et paix s’embrassent » (85.11).

L’unité relationnelle n’est pas à opposer à l’unité doctrinale. Les deux sont nécessaires. Cependant l’Écriture souligne une priorité, comme le dit l’apôtre Pierre : « Avant tout, aimez-vous ardemment les uns les autres » (I Pierre 4,8).

Cet « avant tout » est décisif. Il nous invite à vérifier la qualité de nos relations avant d’entreprendre toute démarche commune.

Et la qualité de notre unité relationnelle sera un grand service pour approfondir les questions théologiques qui demeurent ouvertes. 

4. Amour et vérité chez les théologiens 

Voici comment quelques théologiens ont articulé « amour et vérité ». Je parlerai de Cyprien au 4e siècle, de Jean Calvin au 16e siècle et de Charles Henri Brent à l’aube du mouvement œcuménique au 20e siècle. 

  • Cyprien

    Dans son traité « De l’Unité de l’Église », Cyprien montre que les divisions surviennent dans l’Église quand amour et vérité sont dissociés, quand l’Évangile cesse d’être le centre et d’être vécu. Pour lui, il y a un lien profond entre l’unité de l’Église et l’Évangile vécu du double commandement de l’amour. Pour illustrer l’unité relationnelle, il développe la touchante image des colombes : 

    « Elles passent leur vie dans une commune intimité, en se becquetant, elles manifestent leur entente dans la paix, en tout elles observent la loi d’un accord parfait. Voici comment dans l’Église il faut ignorer toute malice, comment il faut entretenir la charité : en imitant les colombes dans l’amour entre frères, en égalant les agneaux et les brebis pour la docilité de la douceur [2]. » 

    • Jean Calvin

    Chez Jean Calvin, le réformateur de Genève, l’unité comporte également ces deux dimensions : amour et vérité. Il insiste sur « l’unité qui est en la vérité ». Cette formule concise montre toute l’importance qu’il accorde à la confession de la foi[3].  Mais il rappelle aussi que la réception authentique de l’Évangile doit se traduire par une vie fraternelle concrète.

    Il ne suffit pas que l’Évangile soit prêché pour que l’Église soit vraiment ce qu’elle doit être. Il faut la vie fraternelle. Le consentement dans la vérité et dans l’amour fraternel est le critère d’une vraie Église, affirme Calvin : « Cette union consiste en deux liens : qu’il y ait accord en saine doctrine, et qu’il y ait charité fraternelle[4]. » 

    Pour Calvin, l’unité est donc à la fois doctrinale et fraternelle, effective et affective.

    • Charles Henri Brent

    Savez-vous qu’un des pionniers du mouvement œcuménique moderne est d’origine canadienne. Il s’agit de l’évêque anglican Charles Henri Brent, le président de la première conférence mondiale de Foi et Constitution, à Lausanne en 1927. Il décrivait ainsi ce double aspect de l’unité :

     « L’unité chrétienne, qui est une chose de l’Esprit et qui est fondée sur la double loi d’amour du Christ vient d’abord et précède l’unité ecclésiale, où l’unité de culte est un sommet nécessaire[5]. » 

    Pour Brent, l’unité théologique (la vérité) et l’unité spirituelle (l’amour) doivent toujours avancer ensemble.

    • La Conférence de Lausanne en 1927

    A Lausanne, où j’habite, nous sommes en train de préparer le centenaire de cette première conférence, qui a été une étape décisive sur le chemin œcuménique. 

    Voici un extrait de son impressionnant « Appel à l’unité », plein d’élan et de sève : 

    « Dieu veut l’unité. Notre présence à cette Conférence témoigne de notre désir de soumettre notre volonté à la sienne. Quelles que soient les raisons que nous puissions invoquer pour justifier les prémices de la désunion, nous déplorons sa persistance et devons désormais œuvrer, dans la repentance et la foi, à la reconstruction de nos murs brisés[6]. »

    Cette conférence a identifié ces 6 thèmes théologiques qui continuent à être approfondis jusqu’à ce jour : la mission et la nature de l’Église, la confession de foi, le ministère, les sacrements et la nature de l’unité.

    Évidemment, JC2033 n’est pas le lieu où nous avons à discuter de ces questions. Mais n’oublions pas qu’elles sont à l’arrière-plan. Je suis en outre persuadé que notre chemin de foi vers 2033, dans l’amour et la vérité, apportera aussi des lumières nouvelles sur ces questions fondamentales.

    5. Le Credo et le chemin vers 2033

    Dans JC2033, nous sommes conscients de l’importance de la Confession de la foi, puisque nous affirmons ceci : « Avec tous les chrétiens qui confessent la nature trinitaire de Dieu et le salut offert en Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, nous reconnaissons le Credo de Nicée-Constantinople. »

    A Iznik, l’ancienne Nicée, les responsables des Églises on dit ensemble ce Credo en octobre 2025. Étaient présents le pape Léon, Bartholomée, patriarche de Constantinople, d’autres patriarches orthodoxes, ainsi que les secrétaires généraux du Conseil œcuménique des Églises et de l’Alliance évangélique mondiale. Le lendemain, à Istanbul, le pape Léon les a invités à un « chemin spirituel vers 2033 » et à se retrouver, cette année-là à Jérusalem, « aux racines de notre foi ». Il y a deux semaines, j’ai pu remercier le pape Léon pour cette initiative, lors d’une audience au Vatican. 

    6. Comment susciter l’unité relationnelle ? 

    Quelles attitudes favorisent un climat spirituel qui conduit à faire l’expérience de l’unité relationnelle ? Charles Henri Brent a réfléchi à cette question. On trouve dans son « appel à l’unité », prêché dans la cathédrale de Lausanne, et dans les Actes de la Conférence (1927) quelques points d’une spiritualité œcuménique. En voici quelques-uns[7]:

    –  Se placer consciemment devant Dieu durant le dialogue.

    –  Considérer chacun dans un esprit filial et fraternel

    –  Vivre la « règle d’or » donnée par le Christ : « Fais à l’autre ce que tu voudrais qu’il te fasse ».

    –  Être prêt à changer d’opinion.

    Voici ce que dit Brent sur ce point : « J’ai sur bien des sujets des convictions aussi fortes que vous pouvez en avoir, mais je désire me débarrasser de mes préjugés et de mes ignorances… Je n’aurai pas de honte à reconnaître qu’une opinion qui est mienne actuellement est fausse si Dieu me dit qu’elle est fausse ».

    –  Accueillir avec bienveillance les opinions contraires.

    –  Apprendre à perdre pour gagner l’unité :

    « Plutôt que de continuer sur la voie d’un christianisme conventionnel, je courrai le risque de perdre quelques-unes de nos caractéristiques distinctives pour essayer de gagner l’unité que notre Seigneur a voulue pour son Église ».

    Enfin une grande vertu de l’oecuménisme est la patience. Mais faudra-t-il attendre des siècles, comme Brent l’écrit dans un de ses livres ?

    La mise en pratique de ces différents points de « l’esprit de Lausanne » crée l’amitié. Pour Brent « l’amitié spirituelle » (fellowship) est un facteur clé pour faire grandir l’unité chrétienne.

    Enfin Brent voit dans l’incarnation du Christ le pivot de sa vie spirituelle et de son engagement pour l’unité, « elle signifie proximité …les Églises doivent donc s’engager de manière non équivoque et irrévocable au principe de l’incarnation ». C’est le Dieu proche dans l’incarnation qui appelle les Églises à être proches les unes des autres. (Philippiens 2,2-5)

    Aujourd’hui, presque 100 ans après la Conférence de Lausanne, le mouvement œcuménique a suscité des démarches qui favorisent l’unité relationnelle. J’en mentionne trois que nous expérimenterons durant ce rassemblement

    Le partage des chemins de foi : raconter comment le Christ nous a rejoints et comment nous marchons avec lui. Cette méthode très efficace proposée par le Forum chrétien mondial permet en particulier de développer la communion entre membres d’Églises « historiques » et membres de nouvelles Églises (pentecôtistes, charismatiques et évangéliques).  Nous vivrons demain un tel partage 

    La lectio divina participative, où nous laissons résonner la Parole de Dieu en l’écoutant ensemble, avec des temps de silence, de partage et de prière. Il s’agit d’une approche existentielle et spirituelle des Écritures qui suscite la communion. Nous vivrons samedi une lectio divina. 

    Se centrer sur le Christ mort et ressuscité. C’est le dernier point de ma conférence. 

    7. Regarder vers le Christ crucifié et ressuscité: La destruction du mur de séparation

    Sur le chemin vers 2033, le mouvement JC2033 invite à concentrer notre regard sur Jésus-Christ, mort et ressuscité. Nous faisons ainsi une merveilleuse expérience de communion avec des chrétiens de toutes les Églises (ou presque) et, actuellement, dans plus de 60 pays. Nous sommes si reconnaissants pour le chemin parcouru, en particulier au Québec. 

    Un autre grand texte sur l’unité, après Jean 17, est le deuxième chapitre de la lettre aux Éphésiens. Par la croix, le Christ a fait l’unité entre juifs et non juifs. Il faut toujours revenir à ce texte fondamental. 

    « Mais maintenant, en Jésus-Christ, vous qui autrefois étiez loin, vous êtes devenus proches, par le sang du Christ. Car c’est lui qui est notre paix, lui qui a fait que les deux soient un, en détruisant le mur de séparation, l’hostilité. » (Ep 2.13-14)

    Une grande hostilité régnait entre juifs et païens. Le mur de séparation du temple la symbolisait. 

    Jésus a détruit cette inimitié : il nous réconcilie avec Dieu et les uns avec les autres. Il détruit le mur de séparation, l’aliénation, la haine. Il crée une nouvelle société, réconciliée. 

    Il crée un « Homme nouveau » qui représente la communauté chrétienne. Cette humanité nouvelle caractérisée par la communion entre juifs et païens se réalise et se développe par l’union personnelle au Christ. En lui, juifs et païens forment un « seul homme nouveau ». 

    Mais cette nouvelle unité en Christ ne se limite pas à combler le fossé entre juifs et païens. Ailleurs, Paul l’applique à toutes les autres divisions sociales. (Col 3.11 ; Gal 3.28)

    Ce tableau du peintre japonais Soichi Watanabe l’exprime bien. Je l’avais connu en Corée en 2013 et nous sommes devenus amis. Il m’en avait envoyé une photo après avoir reçu les divers comptes rendus de ma participation à la semaine de prière pour l’unité des chrétiens à Jérusalem, en janvier 2016.

    A partir d’une méditation de ce texte de la lettre aux Éphésiens, il a représenté Jésus, la pierre angulaire réconciliant par sa croix juifs et non juifs, mais aussi toutes les personnes divisées de notre monde. 

    Pour vivre ensemble dans l’unité, il faut sans cesse regarder au Christ crucifié, la pierre angulaire. 

    Mais le Crucifié est aussi ressuscité : la couleur jaune exprime la lumière de sa résurrection. 

    C’est en lui que s’édifie l’Église représentée par les pierres. Le bleu qui entoure l’édifice symbolise l’Esprit saint qui porte l’Église, habitation de Dieu, corps du Christ, maison de l’Esprit. 

    Le Crucifié-ressuscité est la « pierre d’angle » (2.20). La référence à Jésus est donc indispensable à l’unité et à la croissance de l’Église. 

    À moins d’être constamment et solidement attachée à Jésus-Christ, l’unité de l’Église cessera de grandir, ou se développera d’une manière désordonnée, ou même se désintégrera. 

    Conclusion

    Les Écritures nous montrent que l’unité repose sur deux piliers inséparables : l’amour et la vérité. L’amour crée l’espace de la rencontre, de l’écoute et de la confiance. La vérité nous ancre dans la Parole de Dieu et dans la confession de la foi apostolique. 

    Lorsque ces deux dimensions demeurent unies, l’Église peut offrir au monde un témoignage crédible de l’Évangile.

    Sur le chemin vers 2033, nous sommes invités à approfondir cette double fidélité. En regardant ensemble vers le Christ crucifié et ressuscité, nous découvrons qu’il continue aujourd’hui encore à abattre les murs qui nous séparent et à faire de nous un seul peuple. 

    L’unité n’est pas d’abord le résultat de nos efforts, mais l’œuvre du Seigneur qui nous appelle à marcher ensemble dans la communion de son Esprit.

    Questions pour un partage en groupes.

    1.  Dans mon expérience personnelle ou ecclésiale, qu’est-ce qui favorise le plus l’unité entre chrétiens de traditions différentes : les relations fraternelles, la prière commune, le dialogue théologique ou d’autres expériences ? Pourquoi ?

    2.  Quels « murs de séparation » le Christ nous appelle-t-il aujourd’hui à dépasser, dans nos Églises, nos communautés ou notre société, afin de rendre un témoignage plus crédible à l’Évangile ?


    [1] Conférence donnée lors du rassemblement de JC2033, au Val de Paix, près de Montréal (Québec), le 11 juin 2026. 

    [2] Cyprien de Carthage, L’Unité de l’Église, 9.4-9, Paris, Le Cerf, 2006, p. 199-201.

    [3] Commentaire de l’Épître aux Romains 16.17. Commentaires de J. Calvin sur le NT, Tome IV, Aix-en-Provence, Kerygma, 1978, p. 354 (1539).

    [4] Institution chrétienne, IV,2,5.

    [5] Things that matter, New York, Harper & Row, 1949, p. 41. Ailleurs il écrit : « L’unité ecclésiastique ne produit pas nécessairement l’unité de la vie. Cependant, celle-ci doit inclure la première en un certain sens. L’unité chrétienne a une double base, l’amour de Dieu et l’amour du prochain ». With God in the World, New York, Longmans, 1902, p, 63. Cf Martin Hoegger, Pratique de l’unité chez Charles Henry Brent. A l’aube d’une spiritualité œcuménique. Hokhma 2011/1.

    [6] Cf. Reports of the World Conference on Faith and Order, Lausanne, Switzerland, August 3 to 21, 1927, Boston, 1928.

    [7] Voir mon article L’art du dialogue selon Charles Henri Brent. https://www.hoegger.org/article/l-art-du-dialogue-selon-charles-henri-brent/ .


    Publié

    dans

    par

    Étiquettes :

    Commentaires

    Laisser un commentaire

    Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *