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	<title>Archives des Théologie - Martin Hoegger</title>
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	<description>Blog de Martin Hoegger</description>
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	<title>Archives des Théologie - Martin Hoegger</title>
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		<title>Nicée et le judaïsme: une blessure encore à guérir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 17 Jan 2026 10:40:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Conférence donnée à la Communauté israélite de Lausanne, dans le cadre des Amitiés judéo-chrétiennes, 15 janvier 2026. Par Martin Hoegger. Voir ici la vidéo de la conférence Lire ici la conférence complète Vortrag auf Deutsch: Das Konzil von Nicäa und das Judentum: eine Wunde, die noch heilen muss. La première fois que je suis entré [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><em>Conférence donnée à la Communauté israélite de Lausanne, dans le cadre des Amitiés judéo-chrétiennes, 15 janvier 2026.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Par Martin Hoegger.</em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><strong><a href="https://youtu.be/GxMLUi1oUJg">Voir ici la vidéo de la conférence</a></strong></em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><strong><a href="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2026/01/Nicee-et-les-juifs-Conference-CILV-206-01.pdf">Lire ici la conférence complète</a></strong></em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em>Vortrag auf Deutsch: <strong><a href="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2026/01/Das-Konzil-von-Nicaa-und-das-Judentum-CILV-2026-01.pdf">Das Konzil von Nicäa und das Judentum: eine Wunde, die noch heilen muss.</a></strong></em></p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">La première fois que je suis entré dans cette salle de la communauté israélite de Lausanne, c’était en 1982, à l’occasion d’une rencontre des Amitiés judéo-chrétiennes. À cette époque, le rabbin Vadnaï était présent, et le président des Amitiés judéo-chrétiennes était le professeur Samuel Amsler, dont j’étais l’assistant. Sous sa direction, je travaillais sur une recherche consacrée au rituel du culte biblique, le&nbsp;<em>Tamid.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela fait donc plus de quarante ans que je participe à ces Amitiés, et c’est la première fois que je me trouve de ce côté-ci de la salle pour partager quelques réflexions, dans l’espérance qu’elles ouvrent un temps de dialogue. Car si exposer est relativement aisé, dialoguer demeure l’enjeu essentiel : il s’agit de s’encourager mutuellement à mieux se comprendre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Concile de Nicée fut pour l’Église un moment décisif, marqué à la fois par une affirmation lumineuse et par une rupture lourde de conséquences. Lumière, parce que des responsables chrétiens venus de divers horizons se sont réunis pour définir les fondements de la foi et structurer la vie ecclésiale. Ombre, parce qu’à cette occasion l’Église s’est consciemment détournée du judaïsme, se coupant ainsi de ses racines et déchirant son cœur, à savoir la communion entre juifs et non-juifs</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concile de Nicée a donc blessé autant le judaïsme que le christianisme. Le commémorer en vérité implique de ne pas taire cette dimension tragique.&nbsp;</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Nicée, Constantin et l’unité de l’Église</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La figure de Constantin marque un tournant majeur dans l’histoire de l’Église et de l’Empire romain. Après les persécutions de Dioclétien, son avènement inaugure une ère nouvelle de liberté religieuse. L’empereur développe une conception élevée de sa mission : pour lui, l’unité de l’Église conditionne la paix civile, et les divisions doctrinales représentent un danger plus grave que les conflits militaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est dans ce contexte qu’il convoque en 325 le concile de Nicée, dans l’actuelle Iznik, afin de résoudre la controverse suscitée par le prêtre alexandrin Arius, qui contestait la divinité du Christ. Le concile rejette cette thèse et formule une confession de foi structurante. La conversion de Constantin demeure débattue, mais les témoignages anciens, notamment ceux d’Eusèbe, soulignent son respect pour les évêques et pour les martyrs, dont certains portaient encore les traces des persécutions. Le martyre de Saint Maurice et de ses 6&rsquo;000 compagnons en Valais était encore dans les mémoires.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette reconnaissance officielle du christianisme introduit une mutation religieuse majeure, celle de la «&nbsp;révolution monothéiste&nbsp;» : le Dieu biblique est confessé comme le vrai Dieu, et non plus l’empereur. Toutefois, l’alliance de l’Église et de l’État aura des conséquences désastreuses pour le peuple juif. La lettre de Constantin annonçant les décisions de Nicée, notamment sur la date de Pâques, exprime une polémique anti-juive explicite et appelle à une séparation nette d’avec «&nbsp;la détestable race des Juifs&nbsp;», position soutenue par une théologie déjà élaborée auparavant.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Juifs et non-Juifs : de la communion à l’exclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une telle rupture est étrangère au Nouveau Testament. Du point de vue de la foi chrétienne elle-même, elle constitue une infidélité à la vocation première de l’Église. Pour le comprendre, il convient de rappeler la vision de Paul. L’apôtre envisage une communauté où Juifs et non-Juifs sont réconciliés en Jésus-Christ sans perdre leur différenciation. Il parle de la destruction du mur de séparation et du passage de l’hostilité à la proximité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les Juifs croyant en Jésus demeurent attachés à la Torah, tandis que les non-Juifs sont accueillis dans l’alliance sans être soumis à la circoncision ni aux prescriptions rituelles. Ensemble, ils forment ce que Paul appelle «&nbsp;l’humanité nouvelle.&nbsp;» Cette communion sans effacement sera progressivement remise en cause par la théologie du remplacement.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>La théologie du remplacement et l’effacement de l’Église issue de la circoncision</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dès le IIe siècle, cette théologie affirme que l’Église a remplacé Israël et que les promesses faites au peuple juif sont désormais caduques. Justin Martyr parle de l’Église comme du&nbsp;<em>verus Israel.</em>&nbsp;(Véritable Israël). Peu à peu, les croyants juifs en Jésus sont assimilés ou exclus. Cyprien de Carthage formule cette pensée de manière normative en affirmant que le peuple chrétien s’est substitué à l’ancien peuple de Dieu et que le peuple juif «&nbsp;a perdu la grâce&nbsp;» (Préface des&nbsp;<em>Testimonia adversus Judeos)</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant, des communautés judéo-chrétiennes ont subsisté pendant plusieurs siècles. Elles ne voyaient aucune contradiction entre la foi en Jésus et la fidélité à la Torah. Marginalisées par les deux traditions, elles seront finalement reléguées au rang d’hérésie. À Rome toutefois, la mémoire d’une Église composée de Juifs et de non-Juifs a perduré, comme en témoignent les mosaïques anciennes des églises S. Pudentien et S. Sabien, représentant&nbsp;<em>l’Ecclesia ex circumcisione</em>&nbsp;(l’Église issue de la circoncision) et&nbsp;<em>l’Ecclesia ex gentibus&nbsp;</em>(l’Église issue des nations)<em>.</em></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Après Nicée : des ruptures institutionnalisées</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les conciles et synodes postérieurs à Nicée ont multiplié les décisions visant à marquer la séparation entre Juifs et chrétiens. Ils ont interdit la convivialité, rejeté le shabbat, les fêtes juives et la datation juive de Pâques. Ces législations montrent qu’une proximité réelle existait encore, puisqu’il fallut la combattre par des canons disciplinaires. Le Credo de Nicée, tout en affirmant la pleine divinité et la pleine humanité du Christ, est devenu un marqueur d’identité qui a aussi contribué à différencier le christianisme du judaïsme, en passant sous silence l’enracinement juif de Jésus.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Regards juifs et appel à la réparation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Des penseurs juifs contemporains ont souligné l’impact de Nicée. Daniel Boyarin observe que le concile a contribué à la formation d’un christianisme séparé du judaïsme, tout en favorisant l’émergence d’un judaïsme distinct. Pour Mark Kinzer, Nicée marque un moment décisif où l’Église a renoncé à sa constitution bilatérale, juive et issue des nations&nbsp;; et son credo a opéré une «&nbsp;substitution par omission&nbsp;» en passant sous silence la judaïté de Jésus-Christ.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sortir de cette logique suppose un chemin de réparation. Le dialogue judéo-chrétien né après la Seconde Guerre mondiale, des&nbsp;<em>Thèses de Seelisberg</em>&nbsp;au document&nbsp;<em>Nostra Aetate</em>&nbsp;du 2<sup>e</sup>&nbsp;Concile du Vatican, a ouvert une approche fondée sur l’échange de dons. La métaphore japonaise du&nbsp;<em>kintsugi,</em>&nbsp;qui répare les fractures en les soulignant d’or, exprime bien cette démarche : il ne s’agit pas d’effacer les blessures, mais de les transformer en lieux de relation renouvelée.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Commémorer les 1700 ans du Concile de Nicée exige donc lucidité et responsabilité. La réparation des relations passe par la fraternité concrète, l’humilité et la repentance, ainsi que par un nouveau départ spirituel. En vue du Jubilé de 2033, qui commémorera la mort et la résurrection de Jésus, les Églises sont appelées à se souvenir que la source de la foi chrétienne n’est ni à Rome, ni à Constantinople, ni Genève, ni à Canterbury, mais à Jérusalem.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce jubilé ne pourra être célébré de manière juste sans un accueil renouvelé du peuple juif, enracinement vivant de la foi chrétienne. Œuvrer à cette réconciliation, c’est transformer l’exclusion héritée de Nicée en un véritable échange de dons.</p>
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		<title>Quand le concile de Nicée a blessé le cœur de l’Église</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Dec 2025 17:00:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théologie]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année 2025 a marqué le 1700<sup>e</sup>&nbsp;anniversaire du Concile de Nicée qui fut un moment décisif dans la vie de l’Église.&nbsp;Ce concile a affirmé avec force la pleine humanité et la pleine divinité de Jésus Christ. C’était une proclamation essentielle du mystère du Christ à une époque où sa divinité était rejetée par une grande partie de l’Eglise. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais derrière cette lumière s’est profilé une&nbsp;ombre douloureuse.<strong>&nbsp;</strong>Le décret de Constantin, déclarant que les chrétiens ne devaient « rien avoir en commun avec la foule juive détestable », révèle une mutation profonde de la conscience ecclésiale : l’Église s’est comprise désormais en opposition au peuple juif, et non plus en prolongement de l’alliance avec lui.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et c’est ainsi que l’Église s’est détachée de ses racines juives,<strong> </strong>s’éloignant du peuple à travers lequel Dieu s’était révélé au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Là où il y avait continuité et promesse partagée, il y eut séparation. Ce jour-là, une fracture s’est ouverte dans le cœur de l’Église. Elle s’accentuera au cours des siècles avant que cette «&nbsp;culture du mépris&nbsp;» fasse place au renouveau des relations entre juifs et chrétiens par les nombreux dialogues au XXe siècle.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">De plus le concile de Nicée a aussi conduit à l’éloignement des communautés judéo-chrétiennes composées de disciples juifs de Jésus, qui existaient encore à l’époque. La polémique antijuive, en particulier dans le contexte de la séparation de la date de Pâques juive, s’adressait, en effet, aussi à cette « Église issue de la circoncision. » <br></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>L’oubli de la racine</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Au nom d’une foi universelle, on a voulu effacer ce qui paraissait trop particulier : le lien de l’Église avec Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais en coupant cette racine, l’arbre tout entier a souffert.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car, comme le rappelle Paul, les croyants venus des nations sont greffés sur « l’olivier franc » représentant le peuple juif fidèle (Romains 11.17).<br>C’est dans cet olivier qu’est communiqué la sève, la vie spirituelle qui vient des patriarches, des prophètes, des psaumes, de la foi d’un peuple choisi par Dieu pour « pratiquer la justice, aimer la miséricorde et marcher humblement avec Dieu. » (Michée 6.8)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lorsque l’Église a oublié cela, elle a blessé non seulement Israël, mais aussi&nbsp;sa propre identité. Elle a perdu la mémoire de sa source, la chair même de l’incarnation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et quand on oublie que Jésus est juif on finit par ne plus comprendre&nbsp;ce que signifie l’incarnation&nbsp;: Dieu qui s’enracine dans une histoire, une langue, un peuple. Non pour limiter sa grâce à ce peuple, mais pour l’ouvrir à tous les peuples.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Une identité façonnée par la séparation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Église s’est alors construite peu à peu&nbsp;par différenciation&nbsp;: elle s’est définie en se distinguant du peuple juif, au lieu de reconnaître qu’elle partage avec lui une même alliance.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La théologie de la substitution a alors pris racine : on a cru que l’Église avait&nbsp;remplacé le peuple juif<strong> </strong>et que toutes le<strong>s&nbsp;</strong>promesses de Dieu étaient maintenant destinées à l’Église.<br>Mais Dieu ne remplace pas, mais accomplit&nbsp;et il élargit.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Son dessein n’était pas d’écarter le peuple juif, mais d’ouvrir son alliance à toutes les nations, sans jamais renier son premier amour.<br>Le grand mystère que Paul appelait « le plan caché en Dieu » (Éphésiens 3.9) est celui-ci : Juifs et non-Juifs, réconciliés et unis dans le Messie.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Une blessure toujours vivante</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La séparation née à Nicée n’a jamais été totalement guérie. Elle a marqué les siècles, façonné les mentalités et même la manière dont beaucoup de chrétiens comprennent leur foi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Encore aujourd’hui, certains vivent leur foi en Jésus, le Messie, sans conscience de la racine qui les porte.<br>D’autres, craignent toute référence au peuple juif, comme si cela risquait de diviser. Alors on évite de prononcer le nom même d&rsquo;Israël.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais on ne peut pas être greffé sans reconnaître l’arbre qui nous soutient.<br>On ne peut pas dire aimer Jésus-Christ sans estimer le peuple dans lequel Dieu a choisi de se faire chair.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette fracture ancienne n’est pas seulement une erreur du passé : elle demeure une blessure vivante dans le corps du Christ aujourd’hui. Elle est même accentuée, comme jamais, par le douloureux conflit israélo-palestinien.&nbsp;</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Retrouver la source : un appel du cœur</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Guérir cette blessure n’est pas une affaire d’érudition, mais une&nbsp;illumination et une conversion intérieures. C’est un appel à revenir à la source de la foi, à l’alliance vivante de Dieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cela commence par la&nbsp;repentance&nbsp;: reconnaître que l’Église s’est enorgueillie, croyant pouvoir vivre séparée du peuple juif.<br>Puis vient la&nbsp;redécouverte&nbsp;: comprendre que l’alliance avec Abraham n’a jamais été révoquée, mais accomplie et élargie dans le Messie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et enfin, vient la&nbsp;réconciliation&nbsp;: Juifs et non-Juifs appelés à se tenir ensemble, dans le respect de l’identité de chacun et dans la complémentarité.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Une espérance pour les temps à venir</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réconciliation n’est pas un rêve naïf. C’est une&nbsp;promesse biblique&nbsp;attestée par l’apôtre Paul qui l&rsquo;annonce pour la fin des temps : elle sera comme «&nbsp;une vie d’entre les morts&nbsp;» (Romains 11.15).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand Juifs et nations se retrouvent dans le même Messie, quelque chose de nouveau se lève : la lumière du Royaume à venir.<br>Cette unité retrouvée est un signe du monde réconcilié que Dieu prépare, une anticipation de la gloire promise. Aujourd’hui, il y a déjà des signes de cette lumière à travers tant de rencontres et de dialogues. Également à travers le témoignage de ces juifs, qui tout en restant fidèles au judaïsme, reconnaissent <em>Yeshua </em>comme leur Messie.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Retrouver cette communion avec cette « Église née de la circoncision » permet de guérir toutes les autres divisions qui ont déchiré l&rsquo;Église au cours des siècles et qui la déchirent encore.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Un appel pour notre temps</strong><strong></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Revenir à la racine, ce n’est pas revenir en arrière, mais&nbsp;revenir à l’essentiel.<br>C’est reconnaître que la fidélité de Dieu au peuple juif est un signe de sa fidélité envers nous.<br>C’est redécouvrir que Dieu n’a jamais rejeté son peuple, mais l’embrasse toujours à nouveau, en appelant tous les peuples à accueillir l’immense étreinte de son amour.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’unité véritable de l’Église ne se construit pas en effaçant les différences, mais en laissant chaque peuple, chaque culture, chaque vocation trouver sa place.&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors la confession de foi de Nicée prendra tout son sens : « Jésus-Christ, vrai Dieu de vrai Dieu, Lumière de Lumière », mais aussi&nbsp;vrai homme né d’une vraie femme d’Israël, peuple porteur de la promesse faite à Abraham pour bénir toutes les nations de la terre.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concile de Nicée a donné à l’Église un fondement doctrinal solide, mais il a laissé une blessure qu’il nous appartient aujourd’hui de guérir.<br>Dieu appelle son Église à revenir à la gratitude envers le peuple juif et à la joie d’être greffée sur l’olivier franc.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est en redécouvrant&nbsp;son lien avec le peuple juif&nbsp;que l’Église retrouvera son visage véritable. L’une et l’autre sont appelés à vivre l’accueil réciproque&nbsp;: «&nbsp;accueillez-vous les uns les autres, comme le Christ vous a accueillis pour la gloire de Dieu.&nbsp;» (Romains 15.7)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que l’Église redécouvre que « le salut vient des Juifs » (Jean 4.22), non pour les exclure, mais pour inclure les nations et les bénir&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">Car&nbsp;toutes les familles de la terre&nbsp;sont appelées à devenir un seul peuple, un seul cœur, devant le Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob. Le Dieu qui s’est incarné en Yeshua de Nazareth, vrai Dieu et vrai juif.&nbsp;</p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Pour un développement plus académique, lire mon article: <a href="https://www.hoegger.org/article/nicee-judaisme/">Comment commémorer les 1700 ans du Concile de Nicée dans le contexte des relations judéo-chrétiennes actuelles ?</a></em></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>Le livre de Ruth : le champ où Dieu sème l’espérance</title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/le-livre-de-ruth/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 25 Nov 2025 17:44:53 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Publications]]></category>
		<category><![CDATA[Théologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Sur la couverture du livret de l’École de la Parole en Suisse romande de cette année, un champ de blé s’étend sous la lumière. C’est un symbole du livre de Ruth : Dieu travaille la terre du monde, même quand elle semble stérile.[1] Dans ce champ, Ruth, l’étrangère, vient glaner un peu de pain — et elle y découvre la [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur la couverture du <strong><a href="https://www.la-bible.ch/wp-content/uploads/2025/05/EDP-2025_Complet-1.pdf"><em>livret de l’École de la Parole en Suisse romande</em></a> </strong>de cette année, un champ de blé s’étend sous la lumière. C’est un symbole du livre de Ruth : Dieu travaille la terre du monde, même quand elle semble stérile.<a href="applewebdata://6588D99C-F826-4886-A731-89C1DB672342#_ftn1"><sup>[1]</sup></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce champ, Ruth, l’étrangère, vient glaner un peu de pain — et elle y découvre la promesse d’un avenir. Là où tout semblait perdu,&nbsp;Dieu fait lever la vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le thème de cette année,&nbsp;<em>« Espérance sans frontière »</em>, exprime ce mystère : l’espérance ne supprime pas les limites, elle les traverse. Comme Ruth, nous sommes appelés à croire qu’au cœur de nos traversées, Dieu agit silencieusement pour ouvrir un chemin de vie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entrer dans le livre de Ruth, c’est entrer dans ce champ d’espérance : le lieu où Dieu sème la vie, jusqu’à faire naître, à Bethléem, le Pain qui donne la vie au monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2025/11/Commentaire-Ruth-Ecole-Parole-2025.pdf">Lire le commentaire ici </a></em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="applewebdata://6588D99C-F826-4886-A731-89C1DB672342#_ftnref1"><sup>[1]</sup></a> J&rsquo;ai rédigé ce commentaire  à la suite des enseignements de la professeure Corinne Lanoir, donnés lors de la journée de formation de l’École de la Parole à Lausanne, le 30 septembre 2025. J&rsquo;y ai ajouté des réflexions personnelles et approfondi certains développements avec l’aide de ChatGPT (OpenAI). </p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur l’École de la Parole en Suisse romande, voir&nbsp;:&nbsp;<a href="https://www.la-bible.ch/prestations/brochures-de-lectio-divina/">https://www.la-bible.ch/prestations/brochures-de-lectio-divina/</a>&nbsp;&nbsp;&#8211; On trouve aussi les livrets de toutes les années de l’Ecole de la Parole sur le site&nbsp;<a href="https://www.lectio-divina.ch/">https://www.lectio-divina.ch</a></p>



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<p>L’article <a href="https://www.hoegger.org/article/le-livre-de-ruth/">Le livre de Ruth : le champ où Dieu sème l’espérance</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.hoegger.org">Martin Hoegger</a>.</p>
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		<title>Témoins de la révélation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 22 Nov 2025 06:57:52 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Accueil chaleureux et fleuri pour Olivier Fleury, Obaid Khokhar et moi-même au Pakistan Avec Olivier Fleury et Obaid Khokhar, secrétaire général du Conseil des Eglises du Pakistan, j’ai été invités à rencontrer des étudiants en théologie à Lahore à leur parler de JC2033. Ils étudiaient le livre de l’Apocalypse. « Apocalypse » signifie « révélation [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Accueil chaleureux et fleuri pour Olivier Fleury, Obaid Khokhar et moi-même au Pakistan</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Olivier Fleury et Obaid Khokhar, secrétaire général du Conseil des Eglises du Pakistan, j’ai été invités à rencontrer des étudiants en théologie à Lahore à leur parler de JC2033. Ils étudiaient le livre de l’Apocalypse. « Apocalypse » signifie « révélation ». Nous leur avons donc partagé, l’un après l’autre, comment Dieu s’est révélé dans nos vies — chacun d’une manière différente, mais avec la même grâce.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre de l’Apocalypse commence par ces mots :&nbsp;<em>Révélation de Jésus-Christ, que Dieu lui a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt.</em>&nbsp;L’expérience vécue par Jean n’est pas réservée à lui seul. Dieu veut aussi ouvrir nos yeux, si nous disposons nos cœurs à recevoir ce qu’il veut nous donner.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Témoignage d’Olivier : Se rendre disponible pour recevoir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;J’ai entendu un jour une image parlante : si vous voulez une noix de coco, vous pouvez grimper au palmier, ou simplement vous tenir en dessous, prêt à la recevoir quand elle tombe. Il n’existe pas d’escalier pour monter au ciel, mais nous pouvons nous mettre en position pour recevoir ce que Dieu veut nous donner : une intuition, une parole biblique, un rêve, une lumière qui transforme le cœur. Ne méprisez jamais ces « petites choses » : ce sont parfois vos noix de coco.</p>



<p class="wp-block-paragraph">On ne devient pas un grand homme ou une grande femme de Dieu parce qu’on reçoit des visions. On le devient lorsque l’on obéit à ce que Dieu dit. Commencer petit, mais penser grand. Les pieds sur terre, le cœur tourné vers le ciel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un jour, en Australie, alors que j’avais renoncé à mes sécurités pour suivre le Seigneur, j’ai prié simplement : « Seigneur, je suis prêt à recevoir ce que tu veux. » Et soudain, une vision s’est ouverte : je voyais la terre comme depuis la lune, puis des explosions de lumière jaillissant du sol. Ensuite, une foule immense, de toutes langues, tribus et nations (comme dans Apocalypse 7,9), rassemblée dans l’adoration.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans mon cœur, j’ai entendu la voix de Dieu : « Voici mon peuple. Ils me louent pour le 2000e anniversaire de ma résurrection. » Je suis tombé au sol, bouleversé jusque dans mon corps. Je savais que Dieu me confiait une nouvelle mission : travailler pour que chaque être humain puisse entendre, dans sa langue, cette bonne nouvelle : « Il est ressuscité ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">J’ai argumenté : « C’est impossible ! » Mais le Seigneur m’a répondu : « Tous entendront. » Avec les moyens d’aujourd’hui, le témoignage peut atteindre la terre entière, si chaque chrétien s’y met.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette vision, j’ai aussi perçu l’ombre de la persécution. Être témoin peut coûter la vie. Mais parce que Christ est ressuscité, nous avons une espérance pour le Pakistan, pour nos familles, pour nos communautés — et pour l’éternité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">JC2033 n’est qu’une petite partie d’un large mouvement de l’Église universelle qui se prépare à célébrer ensemble la Résurrection en 2033. Que chacun se rende disponible pour participer à cette vision.&nbsp;»</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Témoignage de Martin : La Parole qui transperce et relève</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">«&nbsp;Puisque vous travaillez sur l’Apocalypse, permettez-moi d’exprimer ce que ce livre signifie pour moi. Il révèle Jésus-Christ — l’Agneau immolé et le Lion de Juda. Cette révélation n’est pas seulement pour Jean : elle peut devenir l’expérience de chacun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comment Jésus se révèle-t-il ? Avant tout par sa Parole. Sa Parole transperce le cœur. Lorsque j’ai commencé à étudier la théologie, j’étais agnostique : je pensais qu’un Dieu existait peut-être, mais je ne savais pas lequel. Après un an, je suis devenu athée ; j’étais révolté, violent intérieurement, et j’ai blessé beaucoup de personnes autour de moi. J’ai même écrit dans une église : « Dieu est mort ». Mais Dieu n’était pas mort. Il m’attendait.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un ami m’a invité à une rencontre d’étudiants dans le sud de la France. Là, l’un des orateurs a cité un passage de l’Évangile. Cette Parole a transpercé mon cœur. J’ai soudain compris que, en blessant les autres, j’avais blessé Dieu lui-même. Le soir même, je me suis mis à genoux pour la première fois de ma vie et j’ai prié avec mon cœur : un seul mot m’est venu : « Pardon ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peu après, dans le train, l’Esprit Saint est venu comme un feu dans mon cœur. En une seconde, j’ai su que Dieu était vivant et qu’il venait à ma rencontre. La Parole du Ressuscité m’avait rejoint et relevé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">De retour en Suisse, j’ai prononcé ce même mot auprès de ceux que j’avais blessés. Ce « pardon » est devenu le centre de ma vie. Depuis lors, j’avance à genoux — intérieurement — devant Dieu et devant mes frères.&nbsp;»</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Que le Ressuscité se révèle à nous&nbsp;!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Chers étudiantes et étudiants, merci pour votre écoute et votre accueil. Vous êtes en chemin vers le ministère, et vous étudiez un livre qui ne parle que d’une chose : Jésus-Christ vivant et victorieux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme dit l’Apocalypse, Jean est saisi « à cause de la Parole de Dieu ». Et nous pouvons vivre la présence de Jésus :</p>



<p class="wp-block-paragraph">– dans la Parole qui brûle le cœur ;<br>– dans la Sainte Cène :&nbsp;<em>Je me tiens à la porte et je frappe…</em>&nbsp;;<br>– dans la communauté rassemblée :&nbsp;<em>Là où deux ou trois sont réunis, je suis au milieu d’eux</em>&nbsp;;<br>– dans le frère et la sœur aimés :&nbsp;<em>J’étais étranger, vous m’avez accueilli…</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Notre prière pour vous est simple :</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que le Ressuscité se révèle à vous.<br>Qu’il transperce vos coeurs par sa Parole.<br>Qu’il les réchauffe par son Esprit.<br>Qu’il se tienne au milieu de vous dans votre communauté.<br>Qu’il vous surprenne dans vos frères et vos sœurs.<br>Qu’il vous relève lorsque vous tombez.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et que, sur le chemin vers 2033 — les 2000 ans de la Résurrection — vous puissiez faire l’expérience que Jean a faite : non pas une théorie, mais une rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Que cette révélation devienne votre force et votre appel.<br>Et qu’à travers vous, d’autres puissent aussi découvrir Celui qui dit :<br>« Je suis le Premier et le Dernier. J’étais mort, et voici, je suis vivant pour les siècles des siècles. »</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>L’actualité du Concile de Nicée et l’avenir des crédos et des conciles. Quelques voix protestantes.</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 25 Sep 2025 04:25:59 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Thessalonique, lieu du Congrès sur le concile de Nicée Dans le cadre du Seizième congrès international du Réseau international de recherche en ecclésiologie,Thessalonique, 17-20 septembre 2025, auquel j’ai participé, plusieurs théologiens protestants ont exploré la question de l’actualité du Concile de Nicée avenir des crédos et des conciles. Le Concile de Nicée : une source d&#8217;inspiration [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Thessalonique, lieu du Congrès sur le concile de Nicée </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans le cadre du <a href="https://thessaloniki2025.ei-research.net/">Seizième congrès international du Réseau international de recherche en ecclésiologie,</a>Thessalonique, 17-20 septembre 2025, auquel j’ai participé, plusieurs théologiens protestants ont exploré la question de l’actualité du Concile de Nicée avenir des crédos et des conciles.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Le Concile de Nicée : une source d&rsquo;inspiration pour l’unité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La théologienne réformée anglaise&nbsp;<strong>Susan Durber</strong>, présidente pour l’Europe du Conseil œcuménique des Églises, a rappelé le but fondamental du COE :&nbsp;<em>« que les Églises s’appellent à l’unité visible »</em>. Peut-on, dans cette perspective, redécouvrir l’importance du Concile de Nicée et en particulier de son credo, comme signe tangible de l’unité ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, l’unité inspire souvent de la crainte. Beaucoup redoutent qu’elle soit synonyme d’uniformité, donc d’oppression. Pourtant, l’unité chrétienne est au cœur de notre foi : elle est une communion réelle, enracinée dans la Trinité, qui ne réduit pas les différences mais les assume dans l’amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Durber a souligné que, dès le début, le christianisme a été marqué par une pluralité de voix sur Jésus – les quatre évangiles en témoignent. Mais cette diversité s’inscrit dans une unité plus profonde : l’unité de Dieu, l’unité trinitaire, et l’unité du Christ, vrai Dieu et vrai homme, plein de compassion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, le concile de Nicée témoigne d’une recherche du cœur de Dieu. Il rappelle que la division des Églises est un scandale et que l’unité chrétienne ne peut rester théorique : elle doit être visible et incarnée. Le crédo lui-même n’est pas un texte légal, mais une confession doxologique et poétique qui exprime la foi de l’Église.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Un credo nécessaire pour l’unité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le pasteur <strong>Sotiris Boukis</strong> (Église évangélique réformée de Grèce, membre de la commission Foi et Constitution) a souligné le rôle indispensable du credo pour la communion ecclésiale. Dans le contexte modeste de son Église – quelques communautés seulement à Thessalonique – il a rappelé que Nicée nous stimule à l’unité sans attendre : <em>« le monde a besoin d’exemples de communautés vivant en paix et unies »</em>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La diversité n’est pas un obstacle dès lors qu’elle est assumée dans l’amour. Comme dans une famille, ce qui tient ensemble n’est pas l’accord sur tout, mais ce qui unit en profondeur. Le credo, avec ses 144 mots, constitue une base commune simple et communicable. «&nbsp;<em>Le format parfait dans les réseaux sociaux</em>&nbsp;». Sans lui, l’unité devient impossible.</p>



<p class="wp-block-paragraph">S. Boukis a également rappelé que le symbole de Nicée existe sous deux formes, au&nbsp;<em>« nous croyons »</em>&nbsp;et au&nbsp;<em>« je crois »</em>. La foi est à la fois personnelle et communautaire, tout comme l’amour qui, vécu en privé, devient tendresse, et en public, justice.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a enfin partagé l’histoire de sa famille, réfugiée d’Asie mineure :&nbsp;<em>« Nous voyons le Christ dans les réfugiés et voulons être le Christ auprès d’eux »</em>. Ce témoignage illustre combien le défi de la compassion est si grand que seule une Église unie peut y répondre, au-delà des catégories de « libéral » ou « conservateur ».</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>La valeur continue du credo&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans son intervention intitulée&nbsp;<em>« La valeur relative continue de la christologie classique du Credo : un test pour l’unité chrétienne dans les formulations théologiques du christianisme »</em>, le théologien finlandais&nbsp;<strong>Veli-Matti Kärkkäinen&nbsp;</strong>(Séminaire théologique Fuller, USA) a montré que le credo n’est pas une définition close, mais un horizon et une perspective.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il trace des limites – la <em>regula fidei</em> – qui ouvrent à une compréhension toujours plus profonde du mystère du Christ que le dogme christologique n’épuise pas.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Kärkkäinen a cependant relevé les lacunes du credo de Nicée. Il ne dit presque rien de l’humanité concrète de Jésus : son ministère de guérison, sa proximité avec les pauvres, son combat contre le Malin. Jürgen Moltmann faisait remarquer que seule une virgule sépare l&rsquo;affirmation « il est devenu homme » de « il a souffert sous Ponce Pilate », laissant de côté toute la vie publique du Christ.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, Jésus « vrai homme » nous enseigne des dimensions essentielles de l’existence : prendre du repos, accepter nos limites, vivre en relation avec les autres. Le dogme a donc des implications très pratiques. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Nicée n’a pas tout dit, mais a dit l’essentiel, offrant une base suffisante pour la confession de foi de l’Église.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Un concile œcuménique dans la post-chrétienté ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, <strong>Charles Shaw</strong> (Église luthérienne de l’Avent, USA) a posé une question volontairement provocatrice : <em>« Comment convoquer un concile œcuménique dans la post-chrétienté ? »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un tel concile poserait d’emblée la question de l’autorité : qui le convoquerait ? Quelles Églises y auraient voix au chapitre ? Selon quels critères décider de ce qui fait autorité ?</p>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la convergence ecclésiale avec l’Église catholique romaine devrait être affrontée : les Églises issues de la Réforme possèdent-elles des éléments suffisants de l’Église pour être reconnues comme partenaires à part entière ?&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Shaw a proposé de relire le modèle de <strong>synodalité  nicéenne</strong>, ce « marcher ensemble » qui permet la discussion des différences dans un cadre commun.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a aussi souligné les questions brûlantes qu’un futur concile ne pourrait éviter : l’ordination des femmes, le mariage sacerdotal, l’identité sexuelle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, il a rappelé les mots du pape&nbsp;<strong>Léon XIV</strong>&nbsp;lors de sa première homélie :</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« Je voudrais que notre premier grand désir soit celui d’une Église unie, signe d’unité et de communion, qui devienne un ferment pour un monde réconcilié. »</em></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces interventions de théologiens protestants montrent que le concile de Nicée n’appartient pas seulement au passé. Son héritage demeure vivant, tant pour l’unité de la foi que pour la communion entre les Églises. Le credo reste un point de référence indispensable, non comme une clôture dogmatique, mais comme un horizon ouvert qui appelle à la fois à la fidélité et à la créativité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde fragmenté, traversé par des divisions sociales, culturelles et religieuses, il rappelle que l’unité chrétienne ne saurait être réduite à un simple mouvement œcuménique : elle est enracinée dans le cœur de Dieu lui-même, dans l’amour trinitaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’avenir des credo et des conciles se joue donc à deux niveaux :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211;  <strong>confesser ensemble</strong> la foi reçue des Ecritures et des Pères, en la rendant intelligible pour aujourd’hui. Il est encourageant de savoir que toutes les Eglises confessent ensemble le Credo. Les chrétiens ont « <em>une seule foi</em> » (Ephésiens 4,5)</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211;  <strong>oser de nouveaux espaces synodaux</strong> où les Églises pourront discerner, ensemble, comment témoigner du Christ dans un monde profondément divisé, mais en quête de réconciliation. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concile de<strong> </strong>Nicée demeure une boussole. Il nous rappelle que l’unité visible de l’Église n’est pas une option secondaire, mais un signe évangélique essentiel, capable d’ouvrir des chemins d’espérance pour l’Église et pour le monde.</p>
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			</item>
		<item>
		<title>1700 ans du Concile de Nicée: «Jésus est-il Dieu?»</title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/1700-ans-du-concile/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 May 2025 12:13:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dès le début&#160;de l’Église, l’identité de Jésus a été un ‘signe de contradiction’. La question de Jésus «qui dites-vous que je suis» est posée à toutes les générations (Mt 16,15).&#160;1700 ans après sa tenue, quelle est l’actualité du concile de Nicée&#160;pour le dialogue œcuménique&#160;et la place donnée à son credo affirmant la&#160;double nature divine et [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h4 class="wp-block-heading" style="font-size:clamp(0.929rem, 0.929rem + ((1vw - 0.2rem) * 0.856), 1.4rem);"><strong>Dès le début</strong><strong>&nbsp;de l’Église</strong><strong>, l’identité de Jésus a été un ‘signe de contradiction’. La question de Jésus «qui dites-vous que je suis» est posée à toutes les générations (Mt 16,15).&nbsp;</strong><strong>1700 ans après sa tenue, q</strong><strong>uelle est l’actualité du concile de Nicée</strong><strong>&nbsp;pour le dialogue œcuménique</strong><strong>&nbsp;et la place donnée à son cr</strong><strong>e</strong><strong>do affirmant la&nbsp;</strong><strong>double nature divine et humaine</strong><strong>&nbsp;du Christ?</strong></h4>



<p class="wp-block-paragraph">La question de la nature du Christ se pose de manière cruciale pour les Églises réformées&nbsp;et le dialogue œcuménique, estime Martin Hoegger, chargé de cours à la Haute École de théologie protestante de la Suisse romande&nbsp;(HET-PRO).</p>



<figure class="wp-block-image"><img decoding="async" src="https://www.cath.ch/wp-content/uploads/sites/3/2025/05/MARTIN-HOEGGER_22-1024x692-1-900x560.HET-Pro.jpeg" alt="" class="wp-image-395862"/><figcaption class="wp-element-caption">Le pasteur Martin Hoegger est chargé de cours à la HET-PRO | HET-PRO</figcaption></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Le concile de Nicée a répondu à cette question de Jésus sur son identité en affirmant fortement et de manière non équivoque, sa divinité, à une époque où elle était niée, à des degrés divers, relève le pasteur dans une&nbsp;<a href="https://www.eks-eers.ch/fr/tagungen/1700-jahre-konzil-von-nizaea/"><u>contribution à un colloque de l’Eglise évangélique réformée de suisse</u></a>&nbsp;(EERS)&nbsp;en 2024.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette confession – contestée dès le début – est ‘l’article par lequel l’Église tient ou tombe’. Une Église sans le Dieu devenu Homme, mort et réellement ressuscité ne tiendra pas, s’il n’est pas au cœur de son identité.</p>



<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><strong><em><a href="https://www.cath.ch/newsf/1700-ans-du-concile-de-nicee-jesus-est-il-dieu-3-3/" data-type="link" data-id="https://www.cath.ch/newsf/1700-ans-du-concile-de-nicee-jesus-est-il-dieu-3-3/">Lire la suite de cet article sur le site du Cath.ch</a></em></strong></p>
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			</item>
		<item>
		<title>The Council of Jerusalem, synodality and conflict management in the Church.</title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/council-of-jerusalem/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 May 2025 11:23:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théologie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.hoegger.org/?p=7851</guid>

					<description><![CDATA[<p>Cet article en français The Council of Jerusalem was the first in the history of the Church (Acts 15). It was the council par excellence, the model for all others, and the only one to bring together the apostles. Like subsequent councils, the Council of Jerusalem was convened to respond to a situation of conflict [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><strong><a href="https://www.hoegger.org/article/le-concile-de-jerusalem/" data-type="link" data-id="https://www.hoegger.org/article/le-concile-de-jerusalem/">Cet article en français</a></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">The Council of Jerusalem was the first in the history of the Church (Acts 15). It was the council par excellence, the model for all others, and the only one to bring together the apostles. Like subsequent councils, the Council of Jerusalem was convened to respond to a situation of conflict within the Church.</p>



<p class="wp-block-paragraph">This year, we commemorate the 1700th anniversary of the Council of Nicaea, which was convened in 325 to resolve another important conflict concerning the understanding of the person of Jesus Christ, when the priest Arius of Alexandria rejected his divinity. That council affirmed that Jesus is ‘true God and true man,’ according to the Scriptures.<a href="applewebdata://0FF461F3-0A6B-4E67-9E63-68EF296032BA#_ftn1"><sup>[1]</sup></a>&nbsp;On this occasion, it is good to reflect on what is a council or synod, an important dimension of the life of the Church. This is what I propose to do in this message.</p>



<p class="wp-block-paragraph">In the Protestant Churches, we have a long tradition of synodal practice, of which we are proud. The Catholic Church has also reflected intensively on this during two synods on the meaning of the synod in the life of the Church over the past two years. But the synod is not a Protestant or Catholic invention. It was practised 1,700 years ago by the Council of Nicaea and before that by the apostles in Jerusalem.&nbsp;</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>The origin of the conflicts</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The origin of the conflict in Jerusalem lies in the actions of people close to James (Gal. 2:12). While believing in Jesus, the Messiah of Israel announced by the prophets, they believed that the Mosaic institutions should also apply to non-Jews who had become believers. They therefore wanted to ‘indoctrinate’ their brothers and sisters and force them to submit to the law of Moses, circumcision, dietary laws, etc., without which, they said, no one could be saved (v. 1).</p>



<p class="wp-block-paragraph">At the root of conflict in the Church there is often a distorted understanding of the Gospel. The sufficiency of Christ as the way to salvation is denied. Believing in Jesus crucified and risen and following him step by step is what is essential, necessary and sufficient for salvation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">When a person or a group tries to propose (impose) a point of view that adds something to what is necessary and sufficient, Christian freedom is at stake. No one has the right to add anything to this Gospel. Doing so leads to serious conflicts. The apostles stand against this proposal and refuse any compromise: salvation is granted to us through faith alone in Jesus Christ. As Jesus himself said, ‘Whoever believes and is baptised will be saved.’ (Mark 16,16). </p>



<p class="wp-block-paragraph">We must always return to this vibrant heart of the Gospel: ‘For in Christ Jesus neither circumcision nor uncircumcision has any value, but only faith working through love,’ Paul affirms (Gal. 5:6).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Very quickly, the positions of the Judaizers sow discord in the community. Endless discussions ensued. Oppositions arose between Paul, Barnabas and these people. The believers were troubled and hurt. Who was right? Some began to distance themselves from the community. There was a risk of division.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Where are the potential areas of conflict today – within our Church or between sister Churches? We know them only too well. Ethical issues, particularly those related to the meaning of marriage and the beginning or end of life, the gifts of the Spirit, welcoming strangers, the ministry of healing, ecumenical and interfaith dialogue, to name but a few.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Some churches have experienced tensions and even divisions when conflicts over these issues could not be resolved. Members have left their churches to join another or have withdrawn.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Seven steps for resolving conflict in the Church</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Conflict resolution&nbsp;takes place in several steps according to Acts 15. I discern seven of them. First of all, it must be said that in the Church, we cannot be content with the perpetuation of conflicts or the polite coexistence of contradictory positions when we are committed to living out Jesus&rsquo; commandment: ‘May they all be one, just as, Father, you are in me and I am in you, so that they may be in us, so that the world may believe that you sent me’ (John 17:21). (John 17:21).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">This prayer of Jesus calls us to live the Church according to the model of the relationship between the Father and the Son. It leads us to deepen our community life ever more, and therefore to pray and work to protect, expand or restore ecclesial communion in its diversity. Here are the seven steps:</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Discuss the problem in a wider circle.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Send delegates chosen by the community.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Allow all parties to express themselves.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Listen to the different voices in the Church.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; The decision</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Pastoral concern.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Reception of the decision in the Church.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>A.</strong>&nbsp;<strong>Discuss the problem in a wider circle.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Since the Church of Antioch was unable to resolve the dispute, it was decided to discuss it in Jerusalem with the apostles (v. 2), who are the pillars of the Church. The principle of widening the circle in the event of conflict is found in Matthew 18:15ff: ‘If your brother refuses to listen to you, take one or two others with you.’</p>



<p class="wp-block-paragraph">We start with two, then three, then we bring the problem before a wider circle. In all areas of life – marriage and family life, business, associations, etc. – we need, at some point, advice from a person or group outside ourselves. In the Church, it is to those who represent authority that the controversial question must be presented.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>B.</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>Send delegates chosen by the community.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">While the Judaizers acted without any mandate, without communion with the apostles, the delegates are chosen by the community. They do not act on their own behalf. ‘Heresy’ is both “choosing” what we like in the Scriptures, ‘cutting ourselves off’ from communion in the truth guaranteed by the apostles, and ‘following’ our own ideas or those of a leader. Hence the care taken to choose delegates unanimously when, following the Council of Jerusalem, it was time to bring the results to the Church in Antioch (v. 25).</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>C.</strong>&nbsp;<strong>Allow all parties to express themselves.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">In Jerusalem, the Judaizers are also present. Nothing will be decided without them having given their point of view (v. 5). Everyone must be able to express themselves, and I claim this right for you first, who think differently from me. How could the proclamation of freedom in Christ have turned into monopoly, inquisition, and denial of the freedom of others?</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jacques Ellul wrote: « The use of creeds and dogmas to justify religious oppression is precisely a form of idolatry. When the Church and Christians reject religious freedom, they deny themselves. »<a href="applewebdata://0FF461F3-0A6B-4E67-9E63-68EF296032BA#_ftn2"><sup>[2]</sup></a> However, Protestant churches also need to question themselves when they legitimise a pluralism that leads them to include in their synods statements about Christ that deny or remain silent about his divinity. </p>



<p class="wp-block-paragraph">The commemoration of the 1700th anniversary of the Council of Nicaea and its creed should challenge us. (<a href="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2024/07/The-Nicene-Creed-in-reformed-churches.-Rejected-optional-or-normative-1.pdf" data-type="link" data-id="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2024/07/The-Nicene-Creed-in-reformed-churches.-Rejected-optional-or-normative-1.pdf">Read here my article</a>)</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>D.</strong>&nbsp;<strong>Listening to the different voices in the Church.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">In the Church of Jerusalem, the different sensibilities represented by the apostles were gathered together. Each apostle brings a particular voice to the subtle and varied chorus of the mother Church. Peter (with the importance of ministry), James (with the importance of tradition), and Paul (with the importance of freedom and newness) each emphasised an aspect of the truth, which is plural. It is brotherly love (represented by John) that allows all these faces to look at each other and the plurality of viewpoints to harmonise.</p>



<p class="wp-block-paragraph">In the concert of today&rsquo;s Churches, we find these different faces of the apostles. None can claim to have a monopoly on apostolic richness, hence the need for ecumenical dialogue in love, which allows us to welcome the face of the other. </p>



<p class="wp-block-paragraph">In this regard, Marc Boegner, that great reformed ecumenist, wrote: « To go out into the world and affirm a presence that is truly an apostolate, a witness and a Christian service, we must be Christians radiating holiness and love in the image of the One whom we claim to be disciples. To move towards this goal, will our Churches understand that today no doctrinal or ecclesial problem, no problem of diakonia or mission, can be posed or find its solution except in the ecumenical dimension desired and gradually accepted by all Christian Churches, and that this will be even more true in the decades to come? »<a href="applewebdata://0FF461F3-0A6B-4E67-9E63-68EF296032BA#_ftn3"><sup>[3]</sup></a></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Excursus: the Church of James</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A major question facing the body of Christ today is that of welcoming the ‘Church of James’, namely the growing number of Jews who recognise Jesus (or ‘Yeshua’ in Hebrew) as the Messiah of Israel. How can we welcome them when they want to keep fundamental elements of their Jewishness: the Sabbath, the calendar, circumcision, Bar Mitzvah and dietary rules, to name but a few? How can we welcome them when, for centuries, the Church has excluded them? Especially after the Council of Nicaea, which was not inspired on this point!</p>



<p class="wp-block-paragraph">The approach of the ‘<a href="https://www.tjcii.org" data-type="link" data-id="https://www.tjcii.org">Towards a Council of Jerusalem II’ (TJCII) </a>movement calls for mutual recognition. I discovered this initiative recently<a href="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2023/06/Article-TJCII-Wengen-2023-05-EN.pdf" data-type="link" data-id="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2023/06/Article-TJCII-Wengen-2023-05-EN.pdf"> during a meeting in Switzerland </a>and decided to get involved, having been a member of the Jewish Christian Fellowship in French-speaking Switzerland for over 40 years.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Just as in Jerusalem nearly two thousand years ago, a council decided, because of Christ, to welcome Christians from other nations into the renewed and expanded Abrahamic covenant, a second Council of Jerusalem should decide how to welcome those Jews who believe in Yeshua. In October of this year, I will participate in an international meeting of the TJCII movement in Jerusalem, which will be a step towards this council. Thank you for praying for this journey.</p>



<ol start="5" style="list-style-type:upper-alpha" class="wp-block-list">
<li class="has-large-font-size"><strong>The decision</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">The apostles announce their decision by saying, ‘The Holy Spirit and we have decided&#8230;’ (v. 28). Because the apostles were united in the name of Christ, in brotherly love, the Risen One was in their midst. His Spirit enlightened them on the decision to be made. No burden will be imposed on non-Jewish Christians: ‘It is by the grace of the Lord Jesus that we have been saved, just as they have’ (v. 11).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Why do so many meetings leave us dissatisfied? Why is it so difficult to reach a decision that everyone can agree on? Perhaps it is because we do not take Jesus&rsquo; promise seriously enough: ‘I am with you always, even to the end.’ We must give him his place in our midst. That is the secret.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">How can we achieve this? By ensuring that mutual love reigns above all else: ‘Above all, love one another’ (1 Peter 4:8). This is what allows the Spirit of the Risen One to give his light and clarity. This is surely the best way to be truly faithful to Jesus Christ, who said, ‘By this everyone will know that you are my disciples, if you have love for one another’ (John 13:35).</p>



<p class="wp-block-paragraph">We must also remember that a synod is not a political parliament where decisions are made by majority vote. The primary protagonist of a synod is the Holy Spirit. The very nature of the Church is to be the Body of Christ, animated by the Holy Spirit.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Today, under the impetus of the World Council of Churches, more and more Protestant churches are adopting decision-making procedures other than majority voting, such as <a href="https://www.hoegger.org/article/consensus/" data-type="link" data-id="https://www.hoegger.org/article/consensus/">discernment by consensus.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Regarding a similar method used in the recent synod of the Catholic Church, that of ‘conversation in the Spirit,’ Dirk Lange, delegate of the Lutheran World Federation, says that it is not a democratic and parliamentary process. It has made it possible to find another way, even on issues where there was disagreement. The Holy Spirit is allowed to break down barriers and bring about a Church that is more committed to communion. ‘If conversation in the Spirit had taken place in the 16th century, there would have been no division,’ he exclaimed at a meeting I recently attended. (Read here my article: &nbsp;<a href="https://europeantimes.news/2025/04/synodality-and-ecumenism/#google_vignette">https://europeantimes.news/2025/04/synodality-and-ecumenism/#google_vignette</a> )</p>



<ol start="6" style="list-style-type:upper-alpha" class="wp-block-list">
<li class="has-large-font-size"><strong>Pastoral concern.</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">While the apostles&rsquo; decision is uncompromising in principle, it nevertheless proposes a modus vivendi that leads to respect for believers of Jewish origin. The apostles invite believers from paganism to ‘abstain from meat sacrificed to idols, from blood, from strangled animals and from immorality’ (v. 29).</p>



<p class="wp-block-paragraph">It is therefore a matter of respecting the conscience of others, who might be shocked by such attitudes in matters of daily life. Christian freedom leads me to voluntarily restrict my freedom to use all things – which I am free to do, being ‘free from all’ (1 Cor. 9:19ff) – in order to avoid offending those who have a different conscience.</p>



<p class="wp-block-paragraph">What comes first is not a principle, but always the concrete person, to be loved and won over to the freedom of the Spirit; what is important is not the victory of orthodoxy over heresy, but the brother and sister with whom we establish a relationship of communion in Christ, the way of life and truth.</p>



<ol start="7" style="list-style-type:upper-alpha" class="wp-block-list">
<li class="has-large-font-size"><strong>The reception of the decision in the Church.</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">The decree of the apostles was brought by letter, by delegates duly authorised by the apostles. It was read to the whole Church of Antioch. Its reading was a joy because of the encouragement it brought (v. 31). Judas and Silas, two prophets, encouraged the community with their words.</p>



<p class="wp-block-paragraph">We sit for long days in synods or assemblies. But how many decisions taken at the top reach the grassroots? In fact, nothing changes in the Church unless a reality is first lived at the grassroots. But if it does, this reality of life quickly rises to the top, which can then take the measure of the heartbeat of the ecclesial body (the ‘sentire cum ecclesia’), and then it descends back to the grassroots and can be received widely and joyfully. This is how the Church renews itself: everything begins with initiatives lived at the grassroots level, in the communities. I have experienced this so many times.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Conclusion: good news!</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">In conclusion, I have good news to share with you. Conflict in the Church can be resolved. But it often takes time, sometimes a lot of time. Think of the centuries of division between the Churches&#8230; These steps – and others could be added – can inspire us and give us – or restore – hope.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Let us not be afraid of conflict and let us not stifle it! Conflict is an opportunity to deepen our relationships, to live out Jesus&rsquo; invitation to ‘love your enemy’, to dialogue and to refine our discernment.</p>



<p class="wp-block-paragraph">And if, in the immediate present, a conflict seems insurmountable, if we experience painful abandonment, let us never forget that Good Friday was not the last word in history.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Let us place our ‘whys’ in the ‘why’ cried out by Christ in his abandonment! Let us continue to love God as he loved us to the end!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">The Spirit who raised him from the dead will act and open doors that we could never have imagined!</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="applewebdata://0FF461F3-0A6B-4E67-9E63-68EF296032BA#_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>&nbsp;On this council, see the ecumenical seminar to which I contributed, ‘From Nicaea, walking together towards unity. The beginning of a new departure.’&nbsp;<a href="https://www.hoegger.org/article/commemorer-le-concile-de-nicee-le-debut-dun-nouveau-depart/">https://www.hoegger.org/article/commemorer-le-concile-de-nicee-le-debut-dun-nouveau-depart/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="applewebdata://0FF461F3-0A6B-4E67-9E63-68EF296032BA#_ftnref2"><sup>[2]</sup></a>&nbsp;Jacques Ellul,&nbsp;<em>Les combats de la liberté</em>, Labor et Fides<em>,</em>&nbsp;Geneva,1984, p.214</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="applewebdata://0FF461F3-0A6B-4E67-9E63-68EF296032BA#_ftnref3"><sup>[3]</sup></a>&nbsp;Marc Boegner,&nbsp;L’<em>Exigence oecuménique</em>, Albin Michel, Paris, 1968, p.315.</p>
<p>L’article <a href="https://www.hoegger.org/article/council-of-jerusalem/">The Council of Jerusalem, synodality and conflict management in the Church.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.hoegger.org">Martin Hoegger</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
		
		
			</item>
		<item>
		<title>Le concile de Jérusalem, la synodalité et la gestion des conflits dans l&#8217;Église.</title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/le-concile-de-jerusalem/</link>
					<comments>https://www.hoegger.org/article/le-concile-de-jerusalem/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 24 May 2025 10:12:33 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théologie]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.hoegger.org/?p=7844</guid>

					<description><![CDATA[<p>This article in English Le concile de Jérusalem est le premier de l&#8217;histoire de l&#8217;Église (Actes 15). Le concile par excellence, modèle de tous les autres, le seul à réunir les apôtres. Comme les conciles ultérieurs, celui de Jérusalem eut lieu pour répondre à une situation de conflit dans l&#8217;Église. Cette année, nous faisons mémoire [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.hoegger.org/article/le-concile-de-jerusalem/">Le concile de Jérusalem, la synodalité et la gestion des conflits dans l&rsquo;Église.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.hoegger.org">Martin Hoegger</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><strong><a href="https://www.hoegger.org/article/council-of-jerusalem/" data-type="link" data-id="https://www.hoegger.org/article/council-of-jerusalem/">This article in English </a></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le concile de Jérusalem est le premier de l&rsquo;histoire de l&rsquo;Église (Actes 15). Le concile par excellence, modèle de tous les autres, le seul à réunir les apôtres. Comme les conciles ultérieurs, celui de Jérusalem eut lieu pour répondre à une situation de conflit dans l&rsquo;Église.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette année, nous faisons mémoire des 1700 ans du concile de Nicée qui s&rsquo;est réuni en 325 pour résoudre un autre important conflit concernant la compréhension de la personne de Jésus-Christ, quand le prêtre Arius d’Alexandrie avait rejeté sa divinité. Ce concile a alors affirmé que Jésus est&nbsp;<em>«&nbsp;vrai Dieu et vrai homme&nbsp;</em>», selon les Écritures.<a href="applewebdata://90C72976-C8EA-4C38-A50E-72636BF39643#_ftn1"><sup>[1]</sup></a>&nbsp;A cette occasion, il est bon de réfléchir sur cette dimension importante de la vie de l’Église qu’est un concile ou un synode. C’est ce que je propose de faire durant ce message.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les Églises protestantes, nous avons une longue tradition de pratique du synode et nous en sommes fiers. L’Église catholique y a réfléchi aussi intensément, lors de deux synodes sur le sens du synode dans la vie de l’Église, ces deux dernières années. Mais le synode n’est pas une invention protestante, ni catholique. Il y a 1700 ans, le Concile de Nicée l’a pratiqué et avant lui les apôtres à Jérusalem.&nbsp;</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>L’origine des conflits</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;origine du conflit à Jérusalem se trouve dans l&rsquo;action de personnes de l&rsquo;entourage de Jacques (Gal. 2.12). Tout en croyant en Jésus, le Messie d&rsquo;Israël annoncé par les prophètes, celles-ci estiment que les institutions mosaïques doivent aussi être appliquées aux non-juifs qui sont devenus croyants. Aussi veulent-ils « endoctriner » leurs frères et sœurs et les obliger à se soumettre à la loi de Moïse, à la circoncision, aux lois alimentaires, etc…, sans quoi, disent-ils, on ne peut être sauvé (v.1).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">A l&rsquo;origine d&rsquo;un conflit dans l&rsquo;Église, il y a souvent une compréhension biaisée de l&rsquo;Évangile. On nie la suffisance du Christ comme chemin pour être sauvé. Croire en Jésus crucifié et ressuscité et le suivre jour après jour, voilà ce qui est essentiel, nécessaire et suffisant pour être sauvé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quand une personne ou un groupe essayent de proposer (d&rsquo;imposer) un point de vue qui ajoute quelque chose à ce nécessaire et suffisant, la liberté chrétienne est en jeu. Personne n&rsquo;a le droit d&rsquo;ajouter quoi que ce soit à cet Évangile. Le faire conduit à de graves conflits. Les apôtres se dressent en face de cette proposition et refuseront tout compromis : le salut nous est accordé en raison de la seule foi en Jésus-Christ. Comme Jésus lui-même l’a dit : « Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ».&nbsp;(Marc 16,16).  L&rsquo;est ce que l&rsquo;on appelle la « justification par la foi seule ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut toujours revenir à ce cœur vibrant de l&rsquo;Évangile : « Car, en Jésus-Christ, ni la circoncision ni l&rsquo;incirconcision n&rsquo;ont de valeur, mais seulement la foi qui est agissante par l&rsquo;amour », affirme Paul (Gal. 5.6).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Très vite, les positions des judaïsants sèment la zizanie dans la communauté. Discussions interminables. Oppositions entre Paul, Barnabas et ces gens. Les croyants sont troublés, blessés. Qui a raison ? Certains commencent à se tenir l’écart de la communauté. On risque la division.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Quels sont les lieux possibles de conflits aujourd&rsquo;hui &#8211; à l&rsquo;intérieur de notre Église ou entre Églises sœurs ? On ne les connaît que trop bien. Les questions éthiques, en particulier celles liées au sens de la conjugalité et au début ou à la fin de la vie, les dons de l&rsquo;Esprit, la migration, la récente crise liée au Covid, le dialogue interreligieux, pour n&rsquo;en citer que quelques-uns.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Certaines Églises ont connu des tensions, voire des divisions quand des conflits n&rsquo;ont pas pu être résolus. Des membres ont quitté leur Église pour en rejoindre une autre, ou bien se tiennent en retrait.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Sept étapes pour la résolution d’un conflit dans l’Église</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Il faut dire avant tout que dans l&rsquo;Église, l&rsquo;on ne peut se contenter de la perpétuation des conflits, ni de la coexistence polie de positions contradictoires, quand on a à cœur de vivre le testament de Jésus : « Que tous soient un comme toi, Père, tu es en moi et que je suis en toi, qu&rsquo;ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m&rsquo;as envoyé. » (Jean 17.21).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette prière de Jésus appelle à vivre l&rsquo;Église sur le modèle de la relation entre le Père et le Fils. Elle nous conduit à approfondir toujours plus la vie communautaire, donc à prier et à travailler pour protéger, agrandir ou rétablir la communion ecclésiale dans sa diversité. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Selon le récit du livre des Actes (15), la résolution du conflit&nbsp;se fait en plusieurs étapes. J&rsquo;en discerne sept :</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Discuter du problème dans un cercle élargi.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211;  Envoyer des délégués choisis par la communauté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Permettre à toutes les parties de s&rsquo;exprimer.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Se mettre à l&rsquo;écoute des différentes voix dans l&rsquo;Église.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; La prise de décision</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; Le souci pastoral.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">&#8211; La réception de la décision dans l&rsquo;Église.&nbsp;</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>A.</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>Discuter du problème dans un cercle élargi.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme l&rsquo;Église d&rsquo;Antioche n&rsquo;a pas pu résoudre le différend, on décida de le discuter à Jérusalem avec les apôtres (v.2), qui sont les colonnes de l&rsquo;Église. Le principe de l&rsquo;élargissement du cercle en cas de conflit se trouve en Mat. 18.15ss : « Si ton frère refuse de t&rsquo;écouter, prends avec toi une ou deux personnes ».&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On commence à deux, puis à trois, puis on porte le problème devant un cercle plus large. Dans tous les domaines &#8211; vie conjugale et familiale, entreprise, association, etc… &#8211; on a besoin, à un moment donné, d&rsquo;un conseil par une personne ou par un groupe extérieur.&nbsp;Dans l&rsquo;Église, c&rsquo;est à ceux qui représentent l&rsquo;autorité que la question controversée doit être présentée.&nbsp;</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>B.</strong>&nbsp;&nbsp;&nbsp;<strong>Envoyer des délégués choisis par la communauté.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors que les judaïsants agissaient sans aucun mandat, sans communion avec les apôtres, les délégués sont choisis par la communauté. Ils n&rsquo;agissent pas en leur nom propre. L' »hérésie », c’est à la fois « choisir » ce qui nous plaît dans les Écritures, « se couper » de la communion dans la vérité garantie par les apôtres et « suivre » ses propres idées ou celles d&rsquo;un meneur. D&rsquo;où le soin pris pour choisir les délégués quand il s&rsquo;agira, à la suite du concile de Jérusalem, d&rsquo;apporter les résultats à l&rsquo;Église d&rsquo;Antioche (v.25).</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>C.</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>Permettre à toutes les parties de s&rsquo;exprimer.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A Jérusalem, les judaïsants sont aussi présents. Rien ne sera décidé sans qu&rsquo;ils aient pu donner leur point de vue (v.5). Chacun doit pouvoir s&rsquo;exprimer.</p>



<p class="wp-block-paragraph">je revendique ce droit pour toi d&rsquo;abord, qui pense autrement que moi. Comment la proclamation de la liberté en Christ a-t-elle pu se traduire en monopole, en inquisition, en négation de la liberté de l’autre ?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Jacques Ellul écrivait&nbsp;: « L&rsquo;usage du credo, des dogmes pour justifier l&rsquo;oppression religieuse constitue exactement une forme d&rsquo;idolâtrie. Lorsque l&rsquo;Église et les chrétiens récusent la liberté religieuse, ils se nient eux-mêmes ».<a href="applewebdata://90C72976-C8EA-4C38-A50E-72636BF39643#_ftn2"><sup>[2]</sup></a>&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cependant, les Églises protestantes ont aussi à se remettre en question, lorsqu’elles légitiment un pluralisme qui conduit à inclure dans leurs synodes des affirmations sur le Christ qui nient ou taisent sa divinité. <br>La commémoration des 1700 ans du Concile de Nicée et de son credo devrait nous interpeller. (Lire ici mon article à ce sujet:&nbsp;<a href="https://www.hoegger.org/article/nicee-protestantisme/">https://www.hoegger.org/article/nicee-protestantisme/</a>&nbsp;&nbsp;</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>D.</strong>&nbsp;&nbsp;<strong>Se mettre à l&rsquo;écoute des différentes voix dans l&rsquo;Église.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;Église de Jérusalem, se trouvaient réunis les différentes sensibilités représentées par les apôtres. Chaque apôtre apporte une voix particulière au chœur, subtil et varié, de l&rsquo;Église mère. Pierre (avec l’importance du ministère), Jacques (avec l’importance de la tradition), Paul (avec l’importance de la liberté et de la nouveauté) soulignent chacun un aspect de la vérité, qui est plurielle. C&rsquo;est l&rsquo;amour fraternel (représenté par Jean) qui permet à tous ces visages de se regarder en face et à la pluralité des points de vue de s&rsquo;harmoniser.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le concert des Églises d&rsquo;aujourd&rsquo;hui se retrouvent ces différents visages d&rsquo;apôtres. Aucune ne peut prétendre avoir le monopole de la richesse apostolique, d&rsquo;où la nécessité du dialogue œcuménique dans l&rsquo;amour, qui permet l&rsquo;accueil du visage de l&rsquo;autre. </p>



<p class="wp-block-paragraph">A ce propos, Marc Boegner, ce grand œcuménisme réformé, écrivait :&nbsp;« Pour aller au monde, y affirmer une présence qui soit vraiment un apostolat, un témoignage et un service chrétiens, nous devons être des chrétiens rayonnant de sainteté et d’amour à l’image de Celui dont nous nous prétendons les disciples. Pour avancer vers ce but, nos Églises comprendront-elles qu’aujourd’hui aucun problème doctrinal ou ecclésial, de diaconie ou de mission, ne peut se poser ni trouver sa solution que dans la dimension œcuménique voulue, et peu à peu consentie par toutes les Églises chrétiennes et que ce sera plus vrai encore dans les décennies à venir ?&nbsp;»<a href="applewebdata://90C72976-C8EA-4C38-A50E-72636BF39643#_ftn3"><sup>[3]</sup></a></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Excursus&nbsp;: l’Église de Jacques</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Une grande question qui se pose aujourd’hui au corps du Christ est celle de l’accueil de « l’Église de&nbsp;Jacques&nbsp;», à savoir de ces juifs, de plus en plus nombreux, qui reconnaissent en Jésus (ou «&nbsp;Yeshoua&nbsp;» en hébreu) le Messie d’Israël. Comment les accueillir alors qu’ils veulent garder des éléments fondamentaux de leur judaïté&nbsp;: le shabbat, le calendrier, la circoncision, la Bar Mitzvah et les règles alimentaires, pour ne citer qu’elles ? Comment les accueillir alors que, pendant des siècles, l’Église les a exclus&nbsp;? En particulier après le Concile de Nicée, qui, sur ce point, n’a pas été inspiré&nbsp;!</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche du mouvement «&nbsp;<a href="https://www.tjcii.org/fr/" data-type="link" data-id="https://www.tjcii.org/fr/">Vers un second Concile de Jérusalem</a>&nbsp;» (TJCII) invite à marcher vers une reconnaissance mutuelle. J’ai découvert cette démarche récemment <a href="https://www.hoegger.org/article/vers-un-deuxieme-concile-de-jerusalem/" data-type="link" data-id="https://www.hoegger.org/article/vers-un-deuxieme-concile-de-jerusalem/">lors d’une rencontre en Suisse </a>et je m’y suis engagé, après avoir été membre depuis plus de 40 ans des Amitiés judéo-chrétiennes en Suisse romande.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Alors qu’à Jérusalem, il y a bientôt deux mille ans, un concile a décidé, à cause du Christ, d’accueillir les chrétiens des nations dans l’alliance abrahamique renouvelée et élargie, un second Concile de Jérusalem devrait décider comment accueillir ces juifs croyant en Yeshoua. Je participerai en octobre de cette année à une rencontre internationale de ce mouvement TJCII â Jerusalem. Elle sera une étape vers ce concile. Merci de prier pour ce chemin.</p>



<ol start="5" style="list-style-type:upper-alpha" class="wp-block-list">
<li class="has-large-font-size"><strong>La prise de décision</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Les apôtres font part de leur décision en affirmant&nbsp;: « l&rsquo;Esprit saint et nous-mêmes avons décidé… » (v.28) Parce que les apôtres étaient unis dans le nom du Christ, dans l&rsquo;amour fraternel, le Ressuscité était au milieu d&rsquo;eux. Son Esprit les a éclairés sur la décision à prendre. Aucune charge ne sera imposée aux chrétiens non-juifs : « C&rsquo;est par la grâce du Seigneur Jésus que nous avons été sauvés, exactement comme eux » (v.11).&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi tant de réunions nous laissent-elles insatisfaits ? Pourquoi est-il si difficile d&rsquo;arriver à prendre une décision où chacun s&rsquo;y retrouve ? C&rsquo;est peut-être parce que nous ne prenons pas assez au sérieux la promesse de Jésus : « Je suis avec vous tous les jours jusqu&rsquo;à la fin ». Il faut lui donner sa place au milieu de nous. Voilà le secret. Comment le réaliser ? En nous assurant avant toute activité que règne l&rsquo;amour réciproque : « Ayez avant tout un amour constant les uns envers les autres » (1 Pierre 4.8). C&rsquo;est ce qui permet à l&rsquo;Esprit du Ressuscité de donner sa lumière, sa clarté.&nbsp;C&rsquo;est sûrement la meilleure manière d&rsquo;être vraiment fidèle à Jésus-Christ, lui qui a dit : « C&rsquo;est à l&rsquo;amour que vous aurez les uns pour les autres que l&rsquo;on vous reconnaîtra pour mes disciples » (Jean 13,35).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons aussi à nous souvenir qu’un synode n’est pas un simple parlement politique où l’on prend les décisions avec le vote majoritaire. Le premier protagoniste d’un synode est en effet le Saint-Esprit. La nature profonde de l’Église est d’être le Corps du Christ animé par l’Esprit saint.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, sous l’impulsion du Conseil œcuménique des Églises, de plus en plus d’Églises protestantes adoptent d’autres procédures de prise de décision que le vote majoritaire , comme le discernement par consensus.&nbsp;<a href="https://www.hoegger.org/article/consensus/">https://www.hoegger.org/article/consensus/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">A propos d’une méthode analogue utilisée dans le cadre du récent synode de l’Église catholique, celle de la&nbsp;« conversation dans l’Esprit »,&nbsp;Dirk Lange, délégué de la Fédération luthérienne mondiale, dit qu’elle n’est pas un processus démocratique et parlementaire. Elle a permis de trouver une autre voie, même dans des questions où l’on était en désaccord. On permet à l’Esprit-Saint d’abattre des barrières et de vivre une Église qui s’engage davantage pour la communion.&nbsp;« Si la conversation dans l’Esprit avait eu lieu au 16<sup>e</sup>&nbsp;siècle, il n’y aurait pas eu de division », s’est-il exclamé lors d’une rencontre à laquelle j’ai récemment participé.</p>



<figure class="wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-martin-hoegger wp-block-embed-martin-hoegger"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<blockquote class="wp-embedded-content" data-secret="AzpEspPXsG"><a href="https://www.hoegger.org/article/synodalite-et-oecumenisme/">Synodalité et œcuménisme</a></blockquote><iframe class="wp-embedded-content" sandbox="allow-scripts" security="restricted"  title="« Synodalité et œcuménisme » &#8212; Martin Hoegger" src="https://www.hoegger.org/article/synodalite-et-oecumenisme/embed/#?secret=HOJqTpmZtq#?secret=AzpEspPXsG" data-secret="AzpEspPXsG" width="500" height="282" frameborder="0" marginwidth="0" marginheight="0" scrolling="no"></iframe>
</div></figure>



<ol start="6" style="list-style-type:upper-alpha" class="wp-block-list">
<li class="has-large-font-size"><strong>Le souci pastoral.&nbsp;</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Si la décision des apôtres ne souffre aucun compromis sur le principe, elle propose toutefois un modus vivendi qui conduit à respecter les croyants d&rsquo;origine juive. Les apôtres invitent les croyants issus du paganisme à « s&rsquo;abstenir des viandes de sacrifices païens, du sang, des animaux étouffés et de l&rsquo;immoralité. » (v.29)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit donc de respecter la conscience de l&rsquo;autre, qui pourrait être choqué par telle attitude dans les choses de la vie. La liberté chrétienne conduit à me restreindre volontairement dans ma liberté d&rsquo;user de toutes choses &#8211; ce que je peux, étant « libre à l&rsquo;égard de tous » (1 Cor. 9.19ss) &#8211; afin d&rsquo;éviter d&rsquo;offenser ceux qui ont une conscience différente.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui vient en premier n&rsquo;est pas un principe, mais toujours la personne concrète, à aimer et à gagner à la liberté de l’Esprit ; l&rsquo;important n&rsquo;est pas la victoire de l&rsquo;orthodoxie sur l&rsquo;hérésie, mais le frère et la sœur avec qui établir une relation de communion en Christ, chemin de vie et de vérité.</p>



<ol start="7" style="list-style-type:upper-alpha" class="wp-block-list">
<li class="has-large-font-size"><strong>La réception de la décision dans l&rsquo;Église.&nbsp;</strong></li>
</ol>



<p class="wp-block-paragraph">Le décret des apôtres a été apporté par lettre, par des délégués dûment mandatés par les apôtres. Elle a été lue à toute l&rsquo;Église d&rsquo;Antioche. Elle a apporté joie et encouragement (v.31). Judas et Silas, deux prophètes, encouragèrent de vive voix la communauté.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">On siège de longues journées en synodes ou en assemblées. Mais, combien de décisions prises au sommet descendent jusqu&rsquo;à la base ? En fait rien ne change dans l&rsquo;Église, si une réalité n&rsquo;est pas d&rsquo;abord vécue à la base. Mais, si c&rsquo;est le cas, cette réalité de vie monte rapidement au sommet, qui alors peut prendre la mesure des pulsations du corps ecclésial (le « sentire cum ecclesia »), puis elle redescend à la base et peut être reçue largement et joyeusement. L&rsquo;Église se renouvelle ainsi&nbsp;: tout commence par des initiatives vécues à la base, dans les communautés. Je l’ai vécu tant de fois.&nbsp;</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Conclusion&nbsp;: une bonne nouvelle&nbsp;!&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En conclusion, j’ai une bonne nouvelle à vous annoncer. Un conflit dans l’Église peut être résolu. Mais, il faut souvent du temps, parfois beaucoup de temps. Pensons aux siècles de divisions entre les Églises…Ces étapes &#8211; on pourrait en rajouter d&rsquo;autres &#8211; peuvent nous inspirer et nous redonner l&rsquo;espérance.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">N’ayons pas peur des conflits et ne les étouffons pas&nbsp;! Un conflit est une occasion d&rsquo;approfondir nos relations, de vivre l&rsquo;invitation de Jésus à « aimer son ennemi », de dialoguer et d&rsquo;affiner notre discernement.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Et, si dans l’immédiat tel conflit nous semble insurmontable, si nous expérimentons un douloureux abandon, n’oublions jamais que Vendredi saint n’a pas été le dernier mot de l’histoire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mettons nos pourquoi dans le « pourquoi » crié par le Christ dans son abandon&nbsp;! Continuons à aimer Dieu, comme lui l&rsquo;a aimé jusqu’au bout&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Esprit qui l’a ressuscité des morts, agira et ouvrira des portes toutes nouvelles que nous n’aurions jamais imaginées&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<hr class="wp-block-separator has-alpha-channel-opacity"/>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="applewebdata://90C72976-C8EA-4C38-A50E-72636BF39643#_ftnref1"><sup>[1]</sup></a>&nbsp;Sur ce concile, cf le séminaire œcuménique auquel j’ai apporté une contribution «&nbsp;Depuis Nicée marcher ensemble vers l&rsquo;unité. Le début d&rsquo;un nouveau départ.&nbsp;<a href="https://www.hoegger.org/article/commemorer-le-concile-de-nicee-le-debut-dun-nouveau-depart/">https://www.hoegger.org/article/commemorer-le-concile-de-nicee-le-debut-dun-nouveau-depart/</a></p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="applewebdata://90C72976-C8EA-4C38-A50E-72636BF39643#_ftnref2"><sup>[2]</sup></a>&nbsp;Jacques Ellul,&nbsp;<em>Les combats de la liberté</em>,&nbsp;Labor et Fides<em>,</em>&nbsp;Genève,1984, p.214</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="applewebdata://90C72976-C8EA-4C38-A50E-72636BF39643#_ftnref3"><sup>[3]</sup></a>&nbsp;Marc Boegner,&nbsp;<em>L’exigence oecuménique</em>,&nbsp;Albin Michel, Paris, 1968, p.315.</p>
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		<title>« La résurrection de la chair heurte la raison »</title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/la-resurrection-de-la-chair-heurte-la-raison/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 11 Apr 2025 10:00:44 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Louis Rivier, La résurrection, Temple de Broye, Prilly-Lausanne Comme celle qui nous est promise, la résurrection du Christ est un mystère total. Au point que beaucoup, y compris des chrétiens, l&#8217;envisagent sous un angle symbolique ou métaphorique. La foi en la résurrection de la chair change pourtant complètement le rapport à la justice, à la [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center has-medium-font-size wp-block-paragraph"><em>Louis Rivier, La résurrection, Temple de Broye, Prilly-Lausanne</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme celle qui nous est promise, la résurrection du Christ est un mystère total. Au point que beaucoup, y compris des chrétiens, l&rsquo;envisagent sous un angle symbolique ou métaphorique. La foi en la résurrection de la chair change pourtant complètement le rapport à la justice, à la vérité et à l&rsquo;amour.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un article écrit par Jérôme Favre, rédacteur de <a href="https://echomagazine.ch" data-type="link" data-id="https://echomagazine.ch">l&rsquo;Echo Magazine</a> (10 avril 2025), où je suis interviewé avec deux professeurs de théologie. </p>



<p class="wp-block-paragraph">En fin d&rsquo;article, un encart présente l&rsquo;initiative JC2033. </p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2025/04/la-resurrection-de-la-chair-Echo.2025-04.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué la résurrection de la chair-Echo.2025-04."></object><a id="wp-block-file--media-dcd71a72-99f8-4234-996a-82011289e95c" href="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2025/04/la-resurrection-de-la-chair-Echo.2025-04.pdf">la résurrection de la chair-Echo.2025-04</a><a href="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2025/04/la-resurrection-de-la-chair-Echo.2025-04.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-dcd71a72-99f8-4234-996a-82011289e95c">Télécharger</a></div>
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			</item>
		<item>
		<title>Le concile de Nicée et la confession de Jésus-Christ dans les Églises réformées aujourd’hui.</title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/le-concile-de-nicee-et-reformes/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 03 Apr 2025 18:56:41 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Théologie]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Le Concile de Nicée J’ai donné cette conférence lors de la Retraite de la compagnie des pasteurs et diacres de l’Église protestante de Genève, au monastère de Mazille (Bourgogne, 1-3 avril 2025). Elle a été suivie par un temps où chacun était invité à rédiger une « confession de foi » personnelle, en réponse à la question [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Le Concile de Nicée </em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong> J’ai donné cette conférence lors de la Retraite de la compagnie des pasteurs et diacres de l’Église protestante de Genève, au monastère de Mazille (Bourgogne, 1-3 avril 2025). Elle a été suivie par un temps où chacun était invité à rédiger une « confession de foi » personnelle, en réponse à la question de Jésus : « Et vous, qui dites-vous que je suis » ? En annexe, j’ai écrit la mienne.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis intéressé au Concile de Nicée dans le cadre de ma collaboration avec <a href="https://www.jc2033.world/fr/" data-type="link" data-id="https://www.jc2033.world/fr/">l’initiative JC2033</a>, qui invite à un pèlerinage œcuménique vers Pâques 2033, les 2000 ans de la résurrection de Jésus. Nous avons été invités à participer à l’initiative «&nbsp;<a href="https://www.jc2033.world/fr/blog/paques-ensemble-2025.html" data-type="link" data-id="https://www.jc2033.world/fr/blog/paques-ensemble-2025.html">Pâques ensemble 2025&nbsp;</a>», qui réunit quelques mouvements pour marquer cette année où la date de Pâques est commune à tous les chrétiens.<sup>&nbsp;</sup>Nous avons organisé un séminaire en ligne sur l’actualité du Concile de Nicée (avec plus de 500 participants) et visités plusieurs responsables d’Églises.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette conférence, je commencerai avec les enjeux œcuméniques de Nicée, puis sa réception par la Réformation du 16<sup>ème</sup>&nbsp;siècle, suivie par l’évolution des Églises réformées au sujet du credo. Ensuite j’aborderai les interpellations lancées par le mouvement œcuménique et les courants confessants dans les Églises réformées. Je conclurai en demandant quelle est la place pour le credo de Nicée aujourd’hui, dans l’Église réformée en Suisse&nbsp;?</p>



<div data-wp-interactive="core/file" class="wp-block-file"><object data-wp-bind--hidden="!state.hasPdfPreview" hidden class="wp-block-file__embed" data="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2025/04/Qui-dites-vous-que-je-suis-Nicee-et-la-confession-de-Jesus-Christ-aujourdhui.pdf" type="application/pdf" style="width:100%;height:600px" aria-label="Contenu embarqué Qui dites-vous que je suis ? Nicée et la confession de Jésus-Christ aujourd’hui.."></object><a id="wp-block-file--media-17112083-d5f7-4e65-afda-edd42e2fd751" href="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2025/04/Qui-dites-vous-que-je-suis-Nicee-et-la-confession-de-Jesus-Christ-aujourdhui.pdf">Qui dites-vous que je suis ? Nicée et la confession de Jésus-Christ aujourd’hui.</a><a href="https://www.hoegger.org/wp-content/uploads/2025/04/Qui-dites-vous-que-je-suis-Nicee-et-la-confession-de-Jesus-Christ-aujourdhui.pdf" class="wp-block-file__button wp-element-button" download aria-describedby="wp-block-file--media-17112083-d5f7-4e65-afda-edd42e2fd751">Télécharger</a></div>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Annexe&nbsp;: ma confession de foi personnelle en Jésus-Christ</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je crois en Jésus, le Messie, fils de David et de Marie,&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">gloire d’Israël et lumière des nations, </p>



<p class="wp-block-paragraph">annoncé par les prophètes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est le vrai Dieu et la vie éternelle;</p>



<p class="wp-block-paragraph">par l’Esprit saint, il est devenu vrai homme mortel.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il a sans cesse vécu en aimant Dieu son Père,</p>



<p class="wp-block-paragraph">de tout son cœur, toutes ses forces, toutes ses pensées, </p>



<p class="wp-block-paragraph">et en aimant son prochain comme lui-même. </p>



<p class="wp-block-paragraph">Il m’enseigne comment aimer et a révélé </p>



<p class="wp-block-paragraph">le comble de son amour sur sa croix, </p>



<p class="wp-block-paragraph">où il nous a réconciliés les uns avec les autres. </p>



<p class="wp-block-paragraph">La mort n’a pas pu le retenir, il est ressuscité&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">et, désormais, il est tous les jours avec nous.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Il est vivant parmi ceux qui s&rsquo;accueillent en son nom </p>



<p class="wp-block-paragraph">et il m’appelle à vivre et à témoigner de son amour, </p>



<p class="wp-block-paragraph">dans l’attente du jour où il reviendra </p>



<p class="wp-block-paragraph">pour me ressusciter après ma mort</p>



<p class="wp-block-paragraph">et me donner la vie éternelle. </p>
<p>L’article <a href="https://www.hoegger.org/article/le-concile-de-nicee-et-reformes/">Le concile de Nicée et la confession de Jésus-Christ dans les Églises réformées aujourd’hui.</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.hoegger.org">Martin Hoegger</a>.</p>
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