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	<title>Archives des Œcuménisme - Martin Hoegger</title>
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	<description>Blog de Martin Hoegger</description>
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	<title>Archives des Œcuménisme - Martin Hoegger</title>
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		<title>La « conversation dans l’Esprit » : discerner ensemble des chemins de paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 07 Mar 2026 16:00:08 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œcuménisme]]></category>
		<category><![CDATA[Spiritualité]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Lors de la rencontre du Département « Dialogue et recherche communautaire » de la Fédération protestante de France, tenue à Versailles le 7 mars 2026 dans la communauté des diaconnesses, un temps de discernement communautaire a été proposé sous la forme d’une « conversation dans l’Esprit ». Introduite par Anne-Cathy Graber, membre de la Communauté [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph">Lors de la rencontre du Département « Dialogue et recherche communautaire » de la Fédération protestante de France, tenue à Versailles le 7 mars 2026 dans la communauté des diaconnesses, un temps de discernement communautaire a été proposé sous la forme d’une « conversation dans l’Esprit ». Introduite par Anne-Cathy Graber, membre de la Communauté du Chemin Neuf, cette démarche s’inspire de la tradition ignatienne et a été largement utilisée lors du récent synode catholique sur la synodalité, auquel elle avait participé comme déléguée de son Église mennonite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette pratique s’inscrivait dans le thème de la rencontre : « Nos communautés, ateliers de paix pour celles du monde. » Elle vise à favoriser une écoute réciproque et un discernement partagé, dans lequel chacun peut exprimer ce qu’il a reçu tout en apprenant à accueillir la parole des autres. L’objectif n’est pas d’aboutir immédiatement à des décisions ou à des conclusions, mais de reconnaître les échos spirituels suscités par les enseignements, les prières et les rencontres vécues pendant la session.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La démarche repose sur une conviction simple : lorsque des croyants prennent le temps de s’écouter dans un climat de prière et d’attention mutuelle, l’Esprit peut ouvrir des chemins inattendus. La conversation dans l’Esprit permet ainsi de passer d’un simple échange d’idées à une recherche commune de ce que Dieu appelle à vivre.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Une méthode structurée d’écoute</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Anne-Cathy Graber a présenté la méthode en trois étapes. Les participants ont d’abord été invités à se répartir en petits groupes afin de partager ce qu’ils avaient reçu au cours des trois jours de rencontre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un premier temps, chacun devait répondre à une question simple : quelle parole m’a rejoint durant ces journées ? Cette parole pouvait provenir d’une intervention, d’un moment de prière ou d’une rencontre vécue pendant la session. La réponse devait être brève, afin de laisser la place à chacun. L’objectif n’était pas d’analyser les enseignements, mais de nommer ce qui avait personnellement touché les participants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un deuxième temps, chaque personne était invitée à reprendre une parole entendue dans le groupe et à dire ce qu’elle avait éveillé en elle. Cette étape visait à apprendre à écouter la parole de l’autre sans entrer dans la discussion ni dans la contradiction. L’attention se portait sur les résonances spirituelles suscitées par les paroles partagées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, un troisième temps permettait de dégager ensemble deux pistes concrètes pour que les communautés deviennent davantage des signes de paix. Ce n’est qu’à ce moment-là que la conversation devenait plus libre, nourrie par l’écoute attentive vécue auparavant.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Une réflexion à partir de la parole du Ressuscité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le groupe de six personnes auquel j&rsquo;ai participé, la première parole partagée s’est centrée sur la salutation du Christ Ressuscité en Jean 20 : « La paix soit avec vous. » Cette parole faisait écho à un élément souligné dans la méditation du matin : les disciples reconnaissent Jésus à ses blessures. La paix donnée par le Christ ne se présente donc pas comme une paix abstraite, mais comme une paix qui surgit au cœur même des blessures et des peurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’un des participants a comparé ce passage de la peur à la confiance à un traitement qui agit lentement. La guérison ne se produit pas immédiatement ; elle s’inscrit dans la durée. De la même manière, la paix et l’unité ne s’établissent pas instantanément dans une communauté. Elles demandent patience, persévérance et fidélité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette réflexion rejoignait l’expérience concrète de la vie communautaire. Vivre ensemble entraîne inévitablement des tensions, des lenteurs et parfois des irritations. Cependant, ces difficultés peuvent être traversées grâce au pardon, à l’action de l’Esprit Saint et au discernement vécu ensemble. Pour cela, il est nécessaire de laisser réellement la place au Christ au centre de la communauté. Cela suppose écoute, humilité et capacité à ne pas se mettre soi-même au premier plan.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Traverser les conflits et reconnaître les blessures</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La conversation a également fait écho à une méditation sur le dernier verset du Psaume 119 : « Je suis errant comme une brebis perdue ; viens chercher ton serviteur. » Cette parole a conduit à réfléchir au lien entre obéissance et errance. La paix n’est pas un état stable acquis une fois pour toutes ; elle se cherche dans un chemin permanent de discernement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un participant a évoqué la difficulté que peuvent représenter les différences entre les personnes. Si l’on affirme souvent que les différences sont une richesse, certaines peuvent devenir éprouvantes dans la vie quotidienne. Il faut alors un travail intérieur pour apprendre à accueillir l’autre dans sa singularité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La discussion a conduit le groupe à réfléchir à la manière dont les communautés vivent les conflits. La béatitude « heureux les artisans de paix » a été évoquée. Être artisan de paix ne consiste pas à éviter les tensions, mais à apprendre à les traverser. Beaucoup de personnes observent d’ailleurs les communautés pour voir comment elles affrontent leurs difficultés. Cette attention exprime l’attente d’un témoignage : celui de relations vécues à la lumière de l’Évangile.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La parole de Jésus montrant ses blessures à ses disciples a alors pris une grande importance. Le Ressuscité n’efface pas la violence qu’il a subie. Il montre ses blessures sans accuser. Il ne reproche rien à ses disciples, mais leur donne la paix et les envoie. Cette observation a conduit le groupe à distinguer deux réalités : la paix est un don reçu du Christ, tandis que le pardon constitue la responsabilité confiée aux disciples.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Des pistes pour les communautés</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Plusieurs participants ont également souligné que la paix peut être mal comprise lorsqu’on la confond avec la tranquillité ou l’absence de conflit. La paix évangélique ne consiste pas à étouffer les tensions, mais à les regarder en face.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réflexion s’est ensuite élargie aux transformations que traversent aujourd’hui les communautés chrétiennes : diminution du nombre de membres, évolution des formes de vie et ouverture à d’autres personnes. Dans ces changements, il est important de ne pas se limiter à une analyse sociologique. L’Esprit de Dieu continue d’ouvrir des chemins nouveaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Deux pistes ont finalement été dégagées. La première concerne la vie interne des communautés : reconnaître les blessures présentes sans les occulter et créer des lieux où la vérité puisse être dite sans condamnation. La seconde concerne la mission : témoigner du pardon reçu et vécu à travers la qualité des relations fraternelles.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>La restitution des groupes</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la restitution finale, les trois groupes ont présenté les fruits de leur conversation. L’un d’eux a affirmé que la paix est donnée par le Christ à partir de nos blessures et à travers elles. Les communautés peuvent ainsi devenir des lieux où chacun apprend, dans la prière, à reconnaître lorsque ses blessures rencontrent celles des autres.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un autre groupe a souligné que la paix précède le pardon. Elle est d’abord un don reçu de Dieu, qui permet ensuite de parcourir le chemin du pardon dans la vérité. Cette perspective aide aussi à discerner les conflits : l’ennemi n’est pas le frère ou la sœur, mais la force de division qui cherche à briser la communion.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un troisième groupe a insisté sur l’importance de l’écoute dans une société marquée par les oppositions et les discours agressifs. Prendre le temps de s’arrêter pour écouter les autres, écouter le monde et écouter Dieu constitue déjà un signe. Ces communautés ont été comparées à des oasis imparfaites où l’on peut reprendre souffle et retrouver des forces.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Conclusion</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La conversation dans l’Esprit a permis d’expérimenter une manière simple mais exigeante de discerner ensemble. En prenant le temps d’écouter ce que chacun avait reçu, les participants ont découvert plusieurs convergences : la paix comme don du Christ, l’importance du pardon, la nécessité de reconnaître les blessures et la vocation des communautés à témoigner de relations réconciliées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette démarche rappelle que la paix ne se construit pas seulement par des projets ou des discours, mais par des relations transformées. Les communautés chrétiennes ne sont pas appelées à être des lieux sans conflits, mais des espaces où les tensions peuvent être traversées à la lumière de l’Évangile. Dans cette traversée, la paix donnée par le Christ devient un chemin partagé et un témoignage offert au monde.</p>
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		<title>Alpha en Israël : un chemin d’espérance et de réconciliation</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 18 Dec 2025 01:21:51 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œcuménisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Karen et Jaïr Sagström, coordinateurs du parcours Alpha Cette soirée «&#160;Alpha Israël&#160;» à la salle de paroisse de Corsier, près de Vevey, le 3 décembre 2025, est née presque par surprise. De passage à Jérusalem, David Bouillon, professeur à la Haute École de Théologie de Suisse Romande, rencontre un pasteur allemand qui lui annonce la [&#8230;]</p>
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<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Karen et Jaïr Sagström, coordinateurs du parcours Alpha</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette soirée «&nbsp;Alpha Israël&nbsp;» à la salle de paroisse de Corsier, près de Vevey, le 3 décembre 2025, est née presque par surprise. De passage à Jérusalem, David Bouillon, professeur à la Haute École de Théologie de Suisse Romande, rencontre un pasteur allemand qui lui annonce la venue, à la frontière germano-suisse, d’un couple responsable des parcours Alpha pour l’Europe et le Moyen-Orient. L’idée surgit aussitôt : pourquoi ne pas les faire venir aussi en Suisse romande ? En toile de fond, une intuition : ce qui se vit avec Alpha en Israël peut encourager nos Églises parfois fatiguées et en déclin, en leur rappelant que Dieu agit à l’échelle de la planète.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Alpha en Israël&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Karen&nbsp;</strong><strong>Sagström</strong>&nbsp;présente son engagement pour Alpha en Israël. Elle est accompagnée par son mari&nbsp;<strong>Jaïr Sagström,</strong>&nbsp;lui-même coordinateur du parcours Alpha pour l’Europe, l’Afrique du Nord et le Moyen Orient. Karen, allemande, vit en Israël depuis l’adolescence, a étudié à l’Université hébraïque et travaille depuis des années parmi les jeunes et les communautés juives messianiques. Ils décrivent un pays d’environ 9 millions d’habitants où la société est jeune, complexe, et aujourd’hui ébranlée par les événements du 7 octobre 2023 et la guerre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Une particularité d’Israël est la présence d’un grand nombre de juifs issus de l’ex-Union soviétique. Beaucoup ont découvert Alpha en Ukraine ou en Russie et l’ont emporté avec eux en Israël. Des groupes Alpha sont ainsi nés dans des communautés russophones, puis une demande forte est venue pour traduire le matériel en hébreu pour la nouvelle génération, désormais pleinement israélienne. Cette dynamique a conduit à la création d’Alpha Israël, avec plusieurs objectifs : développer Alpha dans les différentes régions du pays, former les Églises à l’hospitalité missionnaire, et produire un matériel audiovisuel de qualité en hébreu moderne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au fil des témoignages, on voit se dessiner une Église en croissance. Un jeune responsable d’une trentaine d’années a déjà fondé plusieurs communautés ; une maison à Tel Aviv se remplit de personnes trop traumatisées pour retourner chez elles après le 7 octobre ; des parcours Alpha se déroulent jusque dans des abris anti-bombes. Beaucoup de participants sont des immigrants récents, ouverts à l’Évangile parce qu’ils ont éprouvé la solidarité concrète des communautés chrétiennes.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>L’esprit d’Alpha : repas, annonce, écoute</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Karen et Jaïr rappellent la simplicité du « modèle Alpha » : un repas qui crée un climat amical, un enseignement clair sur les bases de la foi (qui est Jésus, pourquoi est-il mort, quel est le sens de la vie, qui est l’Esprit Saint…), puis un temps en petits groupes où chacun peut s’exprimer librement. Les questions, les doutes, les résistances sont accueillis sans jugement. C’est souvent là, au fil des rencontres, que l’Esprit Saint vient toucher les cœurs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans plusieurs pays européens, on observe aujourd’hui un phénomène étonnant : des jeunes dont les parents n’ont jamais fréquenté l’Église frappent à la porte des communautés parce qu’ils ont entendu parler de Jésus sur les réseaux sociaux. Ils viennent avec leurs propres questions, souvent très profondes. Alpha apparaît alors comme un espace adapté à cette quête, par son climat d’écoute et de liberté.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Un outil de réconciliation entre Juifs et Palestiniens</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Un aspect particulièrement fort du témoignage concerne la dimension de réconciliation. Au Jardin de la Tombe à Jérusalem, lieu cher à de nombreux protestants, l’équipe est composée pour moitié de chrétiens palestiniens et pour moitié d’Israéliens juifs messianiques. Après le 7 octobre, les tensions et les blessures étaient immenses des deux côtés.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Comme il n’y avait plus de touristes, le directeur a proposé que l’équipe suive un parcours Alpha en interne. Pour plusieurs, ce fut une expérience décisive : le passage d’un christianisme surtout « traditionnel » à une rencontre personnelle avec Jésus, Sauveur et ami. Une jeune femme de Bethléem, issue d’une famille pratiquante (père prêtre orthodoxe, mère catholique), témoigne ainsi avoir découvert qu’elle pouvait parler à Jésus comme à un ami, lui confier ce qu’elle ne peut dire à personne. Transformée, elle a ensuite lancé un Alpha à Bethléem.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Un appel aussi pour nos Églises</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La soirée se conclut par une prière pour Israël, pour les Églises du Moyen-Orient, mais aussi pour la communauté locale de la Riviera vaudoise. Le rêve n’est pas d’ajouter une activité de plus, mais de devenir une Église qui rayonne, qui ouvre ses maisons et ses cœurs, qui crée des « tables » où des personnes en recherche peuvent être accueillies. Investir dans Alpha en Israël – par la prière, par le soutien financier, par la diffusion – c’est participer à un mouvement plus large où des hommes et des femmes découvrent un Dieu vivant, qui sauve et qui rassemble.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’enjeu n’est pas seulement la croissance numérique, mais la transformation des vies et la réconciliation dans un contexte marqué par la violence et la peur. Là où la haine divise, l’Évangile reste une bonne nouvelle. En Israël comme en Suisse, Alpha devient alors un chemin concret pour faire mémoire de l’amour de Dieu… en actes.</p>
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		<title>« Vers un deuxième concile de Jérusalem. » Trois journées de grâce à Jérusalem. </title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/jerusalem-0ct-2025/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 17 Dec 2025 10:55:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œcuménisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Un temps de prière commune dans l’église de Christ Church C’est avec reconnaissance que j’ai participé à la rencontre internationale du mouvement&#160;Vers un deuxième Concile de Jérusalem&#160;(TJCII – Toward Jerusalem Council II),&#160;qui s’est tenue à&#160;Christ Church, près de la porte de Jaffa dans la Vieille Ville de Jérusalem, du 21 au 23 octobre 2025. Ce [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Un temps de prière commune dans l’église de Christ Church</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est avec reconnaissance que j’ai participé à la rencontre internationale du mouvement&nbsp;<a href="https://www.tjcii.org/fr/">Vers un deuxième Concile de Jérusalem&nbsp;</a>(<em>TJCII – Toward Jerusalem Council II),</em>&nbsp;qui s’est tenue à&nbsp;Christ Church, près de la porte de Jaffa dans la Vieille Ville de Jérusalem, du 21 au 23 octobre 2025. Ce fut un temps de prière et de discernement, réunissant une centaine de participants venus de nombreux pays : la moitié des juifs confessant Jésus comme Messie. Et l’autre moitié des chrétiens catholiques, protestants, orthodoxes, pentecôtistes. Ainsi que plusieurs chrétiens palestiniens.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis deux ans, je participe à ce mouvement en tant que&nbsp;délégué du groupe suisse. J’y ai été invité après une&nbsp;rencontre marquante à Wengen en 2023, où j’ai découvert cette initiative qui travaille à la réconciliation entre Juifs et chrétiens (<a href="https://www.communion-unite.org/article/vers-un-deuxieme-concile-de-jerusalem-une-rencontre-a-wengen">voir l’article ici</a>). Cette première expérience m’avait beaucoup touché, et c’est dans la continuité de cet appel que je suis venu à Jérusalem.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Un Esprit d’humilité et de réconciliation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons partagé ensemble sur des thèmes essentiels :&nbsp;la centralité de Jérusalem, la séparation historique entre l’Église et les croyants juifs, et&nbsp;la manière concrète de nous tenir aux côtés de ces croyants juifs qui reconnaissent&nbsp;<em>Yeshoua&nbsp;</em>(Jésus en hébreu) comme le Messie promis par les prophètes. J’y ai aussi apporté un enseignement sur le 1700e anniversaire du Concile de Nicée et son positionnement contre les juifs.&nbsp;<em><strong><a href="https://www.communion-unite.org/article/le-concile-de-nicee-et-les-juifs/">(voir un résumé ici)&nbsp;</a></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce qui m’a particulièrement touché, ce sont les&nbsp;moments de réconciliation entre chrétiens arabes et Juifs messianiques. Après les événements douloureux du 7 octobre 2023 et la guerre qui s’en suivit, ces gestes de pardon prenaient une portée spirituelle immense. J’ai vu des frères et sœurs prier ensemble, se demander pardon, pleurer, et s’embrasser. On a chanté ensemble en hébreu, en arabe et en anglais. On on a prié les uns pour les autres et demandé au Seigneur de guérir les blessures profondes et d’instaurer une confiance authentique. C’était comme un signe vivant de l’unité du corps du Messie.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Le souffle de l’Esprit dans la fragilité</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Nous avons aussi vécu des situations imprévues : le dernier jour, l’accès à notre lieu de réunion fut bloqué pour des raisons de sécurité, à cause de la visite du&nbsp;vice-président américain J.D. Vance&nbsp;à l’<em>Anastasis</em>&nbsp;(la basilique de la résurrection où se trouve le tombeau du Christ). Il fallut passer par les ruelles du quartier arménien, entrer par une porte dérobée et traverser un&nbsp;jardin privé, avant d’atteindre Christ Church ! Cet épisode, à la fois cocasse et symbolique, m’a rappelé que le chemin vers l’unité et la réconciliation n’est jamais simple. Il faut parfois contourner des murs. Le Seigneur ouvre toujours un passage.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La rencontre s’est conclue dans une atmosphère de&nbsp;louange et d’intercession d’une grande intensité. Cette étape à Jérusalem était&nbsp;une préparation à une rencontre plus grande prévue pour octobre 2026, où le mouvement&nbsp;<em>TJCII</em>poursuivra, à nouveau à Jérusalem, ce travail d’unité du Corps du Christ.&nbsp;</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Une espérance pour l’Église</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis heureux de découvrir que cette démarche s’inscrit dans le sillage des&nbsp;<em><a href="https://www.communion-unite.org/montees-de-jerusalem-qui-sont-elles/"><strong>Montées de Jérusalem</strong></a>&nbsp;</em>où j’ai reçu tant de grâces&nbsp;!&nbsp;Le même appel à nous «&nbsp;accueillir les uns les autres&nbsp;», comme le dit l’apôtre Paul (Rm 15,8); le même Esprit d’écoute ; la même soif de réconciliation dans le corps du Messie. Le beau temps de prière commune devant l’autel vécu entre juifs et chrétiens (voir la photo ci-dessus), m’a d’ailleurs rappelé une expérience semblable vécue durant les&nbsp;<em>Montées de Jérusalem.&nbsp;</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">En repartant de Jérusalem, je garde dans le cœur cette parole :&nbsp;<em>« Voici, je fais toutes choses nouvelles. »</em>&nbsp;(Ap 21.5). Oui, le Seigneur est en train de renouveler son Église en la reconnectant à ses racines, pour qu’elle reflète à nouveau l’unité et la beauté de son dessein.</p>
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		<title>Alpha in Israel: a path of hope and reconciliation</title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/alpha-in-israel/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 Dec 2025 01:25:03 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œcuménisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>On the picture, Karen and Jaïr Sagström, Alpha coordinators This ‘Alpha Israel’ evening at the parish hall in Corsier, near Vevey, on 3 December 2025, came about almost by surprise. While visiting Jerusalem, David Bouillon, a professor at the&#160;Haute École de Théologie de Suisse Romande&#160;(College of Theology of French-speaking Switzerland), met a German pastor who [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>On the picture, Karen and Jaïr Sagström, Alpha coordinators</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">This ‘Alpha Israel’ evening at the parish hall in Corsier, near Vevey, on 3 December 2025, came about almost by surprise. While visiting Jerusalem, David Bouillon, a professor at the&nbsp;<em>Haute École de Théologie de Suisse Romande</em>&nbsp;(College of Theology of French-speaking Switzerland), met a German pastor who told him that a couple responsible for Alpha courses in Europe and the Middle East would be coming to the German-Swiss border. The idea immediately sprang to mind: why not bring them to French-speaking Switzerland as well? The background to this was an intuition that what Alpha is doing in Israel could encourage our sometimes weary and declining churches by reminding them that God is at work on a global scale.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Alpha in Israel: Church growth in crisis</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Karen Sagström</strong>&nbsp;presents her commitment to Alpha in Israel. She is accompanied by her husband&nbsp;<strong>Jaïr Sagström,&nbsp;</strong>himself coordinator of the Alpha course for Europe and the Middle East. Karen, who is German, has lived in Israel since her teenage years, studied at the Hebrew University and has worked for years among young people and Messianic Jewish communities. They describe a country of about 9 million people where society is young, complex, and now shaken by the events of 7 October 2023 and the war.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A distinctive feature of Israel is the presence of a large number of Jews from the former Soviet Union. Many discovered Alpha in Ukraine or Russia and brought it with them to Israel. Alpha groups were thus born in Russian-speaking communities, and then there was a strong demand to translate the material into Hebrew for the new generation, now fully Israeli. This dynamic led to the creation of Alpha Israel, with several objectives: to develop Alpha in different regions of the country, to train churches in missionary hospitality, and to produce quality audiovisual material in modern Hebrew.</p>



<p class="wp-block-paragraph">As the testimonies unfold, we see a growing Church taking shape. A young leader in his thirties has already founded several communities; a house in Tel Aviv is filling up with people too traumatised to return home after 7 October; Alpha courses are being held in bomb shelters. Many of the participants are recent immigrants, open to the Gospel because they have experienced the concrete solidarity of Christian communities.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>The spirit of Alpha: meals, proclamation, listening</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Karen and Jaïr recall the simplicity of the ‘Alpha model’: a meal that creates a friendly atmosphere, clear teaching on the basics of faith (who is Jesus, why did he die, what is the meaning of life, who is the Holy Spirit&#8230;), then a time in small groups where everyone can express themselves freely. Questions, doubts and resistance are welcomed without judgement. It is often here, over the course of these meetings, that the Holy Spirit touches hearts.</p>



<p class="wp-block-paragraph">In several European countries, we are now seeing an astonishing phenomenon: young people whose parents have never attended church are knocking on the doors of communities because they have heard about Jesus on social media. They come with their own questions, which are often very profound. Alpha appears to be a suitable space for this quest, with its atmosphere of listening and freedom.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>A tool for reconciliation between Jews and Palestinians</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">A particularly strong aspect of the testimony concerns the dimension of reconciliation. At the Garden Tomb in Jerusalem, a place dear to many Protestants, half of the team is made up of Palestinian Christians and half of Messianic Jewish Israelis. After 7 October, tensions and wounds were immense on both sides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">As there were no more tourists, the director suggested that the team follow an internal Alpha course. For many, it was a decisive experience: the transition from a mainly ‘traditional’ Christianity to a personal encounter with Jesus, Saviour and friend. A young woman from Bethlehem, from a practising family (her father is an Orthodox priest and her mother is Catholic), testified that she discovered she could talk to Jesus as a friend, confiding in him what she could not tell anyone else. Transformed, she then launched an Alpha course in Bethlehem.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>A call for our churches too</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">The evening concluded with a prayer for Israel, for the churches of the Middle East, but also for the local community on the Vaud Riviera. The dream is not to add yet another activity, but to become a church that shines, that opens its doors and its hearts, that creates ‘tables’ where seekers can be welcomed. Investing in Alpha in Israel – through prayer, financial support, and outreach – means participating in a larger movement where men and women discover a living God who saves and brings people together.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The challenge is not only numerical growth, but the transformation of lives and reconciliation in a context marked by violence and fear. Where hatred divides, the Gospel remains good news. In Israel, as in Switzerland, Alpha becomes a concrete way to remember God&rsquo;s love&#8230; in action.</p>
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		<title>Towards a Second Council of Jerusalem. Three days of grace in Jerusalem.</title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/second-council-of-jerusalem-2025/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 01 Nov 2025 12:47:15 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œcuménisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>A time of prayer in Christ Church It was with gratitude that I participated in the international meeting of the movement Towards a Second Council of Jerusalem (TJCII), held at Christ Church, near Jaffa Gate in the Old City of Jerusalem, from 21 to 23 October 2025. It was a time of prayer and discernment, bringing together about [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>A time of prayer in Christ Church</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">It was with gratitude that I participated in the international meeting of the movement <a href="https://www.tjcii.org/fr/"><u>Towards a Second Council of Jerusalem </u></a>(<em>TJCII),</em> held at Christ Church, near Jaffa Gate in the Old City of Jerusalem, from 21 to 23 October 2025. It was a time of prayer and discernment, bringing together about a hundred participants from many countries: half of them Jews confessing Jesus as Messiah, and the other half Catholic, Protestant, Orthodox and Pentecostal Christians, as well as several Palestinian Christians.</p>



<p class="wp-block-paragraph">For the past two years, I have been participating in this movement as a delegate of the Swiss group. I was invited to join after a memorable meeting in Wengen in 2023, where I discovered this initiative working towards reconciliation between Jews and Christians (<a href="https://www.communion-unite.org/article/vers-un-deuxieme-concile-de-jerusalem-une-rencontre-a-wengen"><u>see article here</u></a>). This first experience had a profound effect on me, and it was in response to this call that I came to Jerusalem.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>A spirit of humility and reconciliation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">We shared together on essential themes: the centrality of Jerusalem, the historical separation between the Church and Jewish believers, and the concrete way in which we can stand alongside those Jewish believers who recognise Yeshua (Jesus in Hebrew) as the Messiah promised by the prophets. I also taught on the 1700th anniversary of the Council of Nicaea and its stance against the Jews.&nbsp;<a href="https://www.communion-unite.org/article/le-concile-de-nicee-et-les-juifs/"><strong><em><u>(see a summary here)</u></em></strong></a></p>



<p class="wp-block-paragraph">What particularly touched me were the moments of reconciliation between Arab Christians and Messianic Jews. After the tragic events of 7 October 2023 and the war that followed, these gestures of forgiveness took on immense spiritual significance. I saw brothers and sisters praying together, asking for forgiveness, crying, and embracing each other. We sang together in Hebrew, Arabic, and English. We prayed for one another and asked the Lord to heal deep wounds and establish genuine trust. It was like a living sign of the unity of the body of Messiah.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>The breath of the Spirit in fragility</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">We also experienced some unexpected situations: on the last day, access to our meeting place was blocked for security reasons, due to the visit of US Vice-President J.D. Vance to the Anastasis (the Basilica of the Resurrection where Christ&rsquo;s tomb is located). We had to go through the narrow streets of the Armenian quarter, enter through a back door and cross a private garden before reaching Christ Church! This episode, both comical and symbolic, reminded me that the path to unity and reconciliation is never easy. Sometimes you have to go around walls. The Lord always opens a way.</p>



<p class="wp-block-paragraph">The meeting ended in an atmosphere of intense praise and intercession. This stage in Jerusalem was a preparation for a larger meeting planned for October 2026, when the TJCII movement will continue its work of unity in the Body of Christ, once again in Jerusalem.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Hope for the Church</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">I am happy to discover that this initiative follows in the footsteps of the « Montées de Jérusalem » (<a href="https://www.communion-unite.org/montees-de-jerusalem-qui-sont-elles/"><strong><em><u>Ascents of Jerusalem</u></em></strong></a>,) where I received so many graces! The same call to ‘welcome one another,’ as the Apostle Paul says (Rom 15:8); the same Spirit of listening; the same thirst for reconciliation in the body of the Messiah. The beautiful time of common prayer before the altar between Jews and Christians (see photo above) reminded me of a similar experience I had during the <em>Ascents of Jerusalem.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">As I leave Jerusalem, I keep these words in my heart: ‘Behold, I make all things new’ (Rev 21:5). Yes, the Lord is renewing his Church by reconnecting it to its roots, so that it may once again reflect the unity and beauty of his plan.</p>
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		<title>Écologie et œcuménisme : un engagement commun pour la création</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 07:33:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œcuménisme]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Coucher de soleil à Héraklion Le congrès organisé par l’Académie patriarcale supérieure de Crète, à Héraklion les 8 et 9 octobre 2025, a confirmé que la sauvegarde de la création constitue désormais un domaine privilégié de convergence entre les confessions chrétiennes. Les professeures Angeliki Ziaka et Vasiliki Stathokosta ont montré, chacune selon sa perspective, que [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Coucher de soleil à Héraklion</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le congrès organisé par l’Académie patriarcale supérieure de Crète, à Héraklion les 8 et 9 octobre 2025, a confirmé que la sauvegarde de la création constitue désormais un domaine privilégié de convergence entre les confessions chrétiennes. Les professeures Angeliki Ziaka et Vasiliki Stathokosta ont montré, chacune selon sa perspective, que la réflexion écologique s’impose aujourd’hui comme un espace fécond du dialogue œcuménique.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Une seule création, plusieurs confessions</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Face à l’urgence climatique, les Églises chrétiennes s’unissent pour défendre la création. Le Conseil œcuménique des Églises (COE), qui rassemble plus de 600 Églises dans le monde, participe activement à la COP 31 à Belém, au Brésil. Son programme <em>Care for Creation and Justice for Community</em> relie étroitement sauvegarde de la nature et justice sociale. Pour Angeliki Ziaka, « il ne s’agit pas seulement de sauver la planète, mais de restaurer la relation de l’homme avec Dieu, avec son prochain et avec la création ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, la&nbsp;<em>Saison de la Création</em>&nbsp;(du 1<sup>er</sup>&nbsp;septembre au 4 octobre) symbolise cette unité spirituelle. Née dans l’orthodoxie et reconnue par le pape François, elle rassemble catholiques, protestants et orthodoxes dans la prière et l’action pour la maison commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Justice climatique et responsabilité&nbsp;&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">La crise écologique révèle une profonde injustice : les plus pauvres subissent le plus fort impact alors qu’ils contribuent le moins au réchauffement. C’est pourquoi le COE plaide pour une «&nbsp;justice climatique&nbsp;» mondiale, en coopération avec d’autres traditions religieuses et institutions internationales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Lors de la COP 29 à Bakou, le métropolite Iakovos d’Aréthousa a appelé à une « conversion écologique » : transformer le cœur avant de transformer les pratiques. Cette vision, partagée par le pape François dans l’encyclique&nbsp;<em>Laudato si’</em>, inspire un dialogue interconfessionnel croissant.<br>Le COE s’engage aussi auprès des jeunes à travers le&nbsp;<em>programme&nbsp;</em><a href="https://www.oikoumene.org/fr/what-we-do/wccs-engagement-for-children"><em>Engagement des Eglises en faveur des enfants</em></a><em>,</em><em>&nbsp;</em>qui offre des outils éducatifs et juridiques pour agir en faveur du climat. Cette publication lie ainsi écologie, droits humains et dignité des plus vulnérables.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Les racines spirituelles de la crise écologique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Vasiliki Stathokosta, la crise écologique plonge ses racines dans la rupture entre l’homme et Dieu. En cherchant à dominer la nature, l’homme a oublié qu’il en est le gardien, non le maître. Basile le Grand le rappelait déjà : « Nos champs se dessèchent parce que l’amour s’est éteint entre nous. »</p>



<p class="wp-block-paragraph">La cause première de la crise écologique est donc spirituelle : avidité, désir de puissance, oubli de la gratitude. «&nbsp;L’écothéologie&nbsp;», née du dialogue œcuménique contemporain, veut restaurer la dimension cosmique de la foi chrétienne. Toute la création est un don de Dieu, confié à l’homme pour être protégée dans un esprit de gratitude. Comme le souligne Stathokosta, « l’écologie chrétienne n’est pas un programme politique, mais une prophétie de réconciliation entre l’humanité et la nature, entre justice et grâce ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Vers une écothéologie œcuménique</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis plusieurs décennies, le COE et la Conférence des Églises européennes intègrent l’écologie dans leur réflexion théologique et sociale. La&nbsp;<a href="https://ceceurope.org/storage/app/media/uploads/2015/07/Charta_Oecumenica_FR.pdf">Charte œcuménique européenne&nbsp;</a>appelle aux valeurs de paix, de justice et d’intégrité de la création, reposant sur trois piliers : la conversion du cœur (<em>metanoia</em>), la recherche de la justice et la paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’Église orthodoxe ajoute un quatrième : la sobriété. Le patriarche Bartholomée, surnommé « le patriarche vert », appelle à un style de vie ascétique et modéré. Pour lui, « détruire le monde créé, c’est pécher contre Dieu ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’écothéologie œcuménique est aussi une pédagogie spirituelle. La liturgie, où la nature participe à la louange divine, devient une école de réconciliation avec la nature. L’eau du baptême, le pain et le vin de l’eucharistie rappellent que la création est appelée à être transfigurée.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Une foi qui unit, une espérance qui agit, un amour qui prend soin.&nbsp;</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré leurs divisions, les Églises découvrent dans l’écologie un espace d’unité et de coopération. La sauvegarde de la création dépasse les frontières confessionnelles et religieuses. Le COE multiplie aussi les partenariats avec des scientifiques et des institutions publiques pour promouvoir des solutions concrètes et durables.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, l’écologie devient un lieu de témoignage commun : une foi vécue dans la responsabilité et la solidarité. L’écologie n’est plus un thème secondaire, mais un signe des temps. Par leur engagement commun, les Églises affirment que la justice, la paix et la sobriété sont inséparables de la foi chrétienne.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde marqué par la fragmentation et la peur, elles témoignent d’une foi qui relie, d’une espérance qui agit, et d’un amour qui prend soin de la terre comme du cœur de l’homme.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Pour d’autres articles sur le thème de ce symposium, voir ici: </strong></em><a href="https://www.hoegger.org/article/eco-theologie"><em><strong>https://www.hoegger.org/article/eco-theologie</strong></em></a></p>
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		<title>Premier septembre, fête de la Création : prier, croire, vivre</title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/premier-septembre/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 16 Oct 2025 07:28:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œcuménisme]]></category>
		<category><![CDATA[Société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Héraklion, 9 octobre 2025. Deux conférences du symposium sur la théologie de l’écologie de l’Académie patriarcale de Crète ont éclairé la portée spirituelle et œcuménique du 1er&#160;septembre, début de l’année ecclésiastique et Journée de prière pour la création : Emmanuel Doundoulakis explore l’office orthodoxe et sa théologie ; Tomas Insua retrace l’histoire et plaide pour [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Héraklion, 9 octobre 2025. Deux conférences du symposium sur la théologie de l’écologie de l’Académie patriarcale de Crète ont éclairé la portée spirituelle et œcuménique du 1<sup>er</sup>&nbsp;septembre, début de l’année ecclésiastique et Journée de prière pour la création : Emmanuel Doundoulakis explore l’office orthodoxe et sa théologie ; Tomas Insua retrace l’histoire et plaide pour une adoption plus large de la fête dans toutes les Églises.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Le sens du commencement  </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Instituée par le Patriarcat de Constantinople en 1989, la prière du premier septembre s’ouvre sur le sens du commencement : début de l’année liturgique, mémoire biblique des origines, appel à renouveler l’alliance avec Dieu.&nbsp;<strong>Emmanuel Doundoulakis,</strong>&nbsp;professeur à l’Académie patriarcale de Crète, relève que l’Office de prière du lever du jour («&nbsp;l’Orthros&nbsp;») met en scène cette dynamique fondatrice : l’univers ordonné par Dieu, gardé dans l’harmonie, devient la mesure de la louange et de la responsabilité humaines. Le 1<sup>er</sup>&nbsp;septembre n’est pas un « jour de la nature » parmi d’autres : il célèbre le Dieu créateur et la vocation de l’homme à garder la maison commune.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>La structure d’une prière qui éduque le cœur</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>L’office se laisse lire à plusieurs niveaux : structure, esthétique, références scripturaires et patristiques. Sa morphologie liturgique conduit de l’action de grâce à l’intercession, puis à la conversion. Les hymnes, d’une grande tenue littéraire, tressent vocabulaire classique et langage ecclésial. Cette beauté n’est pas un ornement : elle est une pédagogie spirituelle. Elle apprend à voir le monde comme un don et non comme un objet, à unir ascèse et action de grâce.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>La blessure et la limite : une écologie spirituelle</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>L’office ne masque pas la blessure : la chute entraîne la création dans la corruption, et nos passions « troublent l’atmosphère ». La crise écologique est d’abord crise du cœur ; la guérison du monde suppose la conversion de l’être humain. En même temps, une limite est posée à la puissance : la prière implore le Christ de détourner les fléaux et de nous renforcer, matériellement et spirituellement, afin que l’équilibre intérieur se traduise en soin du vivant.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Prier, croire et vivre</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Tomas Insua</strong>, directeur du Centre Laudato Si’ à Assise, ouvre la perspective œcuménique : ce que l’Église prie façonne ce qu’elle croit, et ce qu’elle croit modèle la vie, selon l’adage<em> Lex orandi, lex credendi, lex vivendi</em>. Or, si de riches débats ont porté sur la doctrine de la création et ses implications éthiques, la dimension liturgique demeure souvent minimisée en Occident. La tradition orthodoxe, nourrie par Jean Zizioulas et d’autres, a lié l’action de grâce à la création ; c’est là un trésor à partager, car la liturgie convertit en profondeur les mentalités.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Du Phanar à Assise : une histoire commune à écrire</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Insua retrace l’histoire récente : l’encyclique du patriarche Dimitrios (1989), l’office de 1990, la reconnaissance panorthodoxe (1992), puis l’élan œcuménique avec la Saison de la Création, du 1<sup>er</sup> septembre au 4 octobre. En 2015, l’Église catholique inscrit elle aussi cette journée dans son calendrier. Aujourd’hui, des rencontres internationales – souvent à Assise – rassemblent les familles ecclésiales autour d’une proposition : faire du 1<sup>er</sup>septembre une véritable fête de la Création dans toutes les traditions.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Célébrer le Créateur et le créé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Pour expliquer la portée de la fête, Insua distingue l’acte divin (la Création) et son fruit (le monde créé). Célébrer le 1er septembre, c’est tenir ensemble ces deux dimensions : rendre gloire au Dieu qui « au commencement » appelle tout à l’être, et honorer le créé comme lieu où sa bonté se donne. De là, une conséquence pastorale : la fête n’est pas un supplément « vert », mais l’expression d’une christologie où « tout fut par le Christ ».</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Des propositions pour avancer</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Deux documents récents y invitent : une proposition catholique intitulée « La Fête de la Création dans le Christ », affirmant l’enracinement christologique de la célébration ; un rapport interconfessionnel, « Un rêve œcuménique pour le troisième millénaire », esquissant convergences liturgiques et pédagogiques. Côté orthodoxe, Insua suggère d’accentuer encore les thèmes de la création le 1er septembre et, pourquoi pas, d’élever la fête parmi les autres fêtes du calendrier, afin de signifier son enjeu spirituel.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Conclusion : prier pour apprendre à vivre dans la création</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><br>Des analyses de Doundoulakis et d’Insua, une conviction se dégage : la fête de la Création est un chemin. Elle conduit de la contemplation à la conversion, de la louange à la justice, de l’esthétique liturgique à l’éthique de vie. Elle appelle des gestes concrets – sobriété, protection des plus vulnérables, garde responsable des biens communs – nourris par la prière de l’Église tout entière.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Adopter ensemble le 1<sup>er</sup>&nbsp;septembre, c’est consentir à un commencement : celui d’une vie réconciliée avec Dieu, avec la terre et avec nos sœurs et frères.</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong>Pour d&rsquo;autres articles sur le thème de ce symposium, voir ici :</strong></em><strong><em>&nbsp;</em></strong><a href="https://www.hoegger.org/article/eco-theologie"><em><strong>https://www.hoegger.org/article/eco-theologie</strong></em></a><em></em></p>
<p>L’article <a href="https://www.hoegger.org/article/premier-septembre/">Premier septembre, fête de la Création : prier, croire, vivre</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.hoegger.org">Martin Hoegger</a>.</p>
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		<title>Marie dans la spiritualité protestante et le dialogue oecuménique</title>
		<link>https://www.hoegger.org/article/marie-protest-oecum/</link>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 11 Sep 2025 08:00:40 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œcuménisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Voici le texte de ma conférence donnée à l&#8217;Université Angelicum à Rome, le 24 mars 2025. Marie, on la chante, les peintres et les poètes s’en inspirent…mais peut-on en parler&#160;? Elle appartient à tous. Au peuple juif d’abord, elle qui est fille de Sion. Les chrétiens, dans leur diversité, chantent avec elle la Grâce magnifique [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Voici le texte de ma conférence donnée à l&rsquo;Université Angelicum à Rome, le 24 mars 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marie, on la chante, les peintres et les poètes s’en inspirent…mais peut-on en parler&nbsp;? Elle appartient à tous. Au peuple juif d’abord, elle qui est fille de Sion. Les chrétiens, dans leur diversité, chantent avec elle la Grâce magnifique de l’incarnation.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les hindous la vénèrent, Les bouddhistes aussi.&nbsp;Elle a une place d’honneur dans le Coran. Même les incroyants sont émus par un&nbsp;<em>Ave Maria</em>&nbsp;de Gounod&nbsp;!&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle l’a annoncé : «&nbsp;<em>toutes les générations me diront bienheureuse</em>&nbsp;». On le constate aujourd’hui où nous nous rencontrons comme jamais, peuples venant de tant d’horizons.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Marie est présente aux moments clés de l’histoire du salut&nbsp;: à l’incarnation, au début du ministère de Jésus, au pied de la croix, après la résurrection et dans l’attente de la venue de l’Esprit. Durant le ministère public de Jésus, elle est appelée à le suivre comme tous les autres, mais qui pourrait décrire l’intimité de sa relation avec Jésus dans leur vie cachée à Nazareth&nbsp;? Y a-t-il eu une relation plus profonde ici-bas entre la Trinité et nous&nbsp;?&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourtant Marie est aussi source de tensions et de crispations, en particulier avec le protestantisme qui ne partage pas certains dogmes et certaines pratiques de piété qui se sont développées à travers les siècles.&nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette conférence, je commencerai par dire quelques mots sur Marie dans le protestantisme, puis je dirai comment ma compréhension de Marie et comment je me situe par rapport aux dogmes catholiques sur Marie et certaines expressions de piété mariale. Je ferai souvent référence au remarquable dialogue que le groupe luthéro-réformé-catholique des Dombes a réalisé sur ces questions. Groupe qui a lancé plusieurs appels à la « conversion des Églises » sur Marie, afin qu’avec elle, nous sachions chanter de tout notre cœur la grâce splendide de Dieu : « Mon âme magnifie le Seigneur. »</p>



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		<title>1925-2025 : Passé, présent, avenir – regards sur le chemin d’unité chrétienne</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 09:36:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œcuménisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>This article in english in the European Times Le samedi 23 août 2025, la cathédrale de Stockholm a retenti du son des cloches, comme en 1925, lorsque évêques, patriarches et responsables d’Églises entrèrent en procession, lors de la première conférence&#160;Life and Work&#160;tenue dans cette ville. Vêtus de leurs habits liturgiques, ils manifestaient à la fois [&#8230;]</p>
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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><strong><a href="https://europeantimes.news/2025/08/1925-2025-past-present-future-three-perspectives-on-the-path-to-christian-unity/">This article in english in the European Times</a></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le samedi 23 août 2025, la cathédrale de Stockholm a retenti du son des cloches, comme en 1925, lorsque évêques, patriarches et responsables d’Églises entrèrent en procession, lors de la première conférence&nbsp;<em>Life and Work</em>&nbsp;tenue dans cette ville. Vêtus de leurs habits liturgiques, ils manifestaient à la fois la diversité des traditions et leur désir d’unité.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La célébration fut structurée autour de trois temps : le passé (commémoration de la conférence de 1925), le présent (situation de l’œcuménisme aujourd’hui) et l’avenir (espérance pour le chemin à venir).</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Le passé</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">L’évêque luthérien émérite&nbsp;<strong>Jonas Jonson</strong>&nbsp;fit mémoire de la procession de 1925, décrivant les larmes, les espérances et la fraternité naissante. Il rappela comment les murs du nationalisme et des divisions confessionnelles avaient commencé à tomber, et comment, pour la première fois, orthodoxes et protestants avaient coopéré.&nbsp;<em>« Les blessures ont été pansées. Les tensions amères ont été apaisées. La responsabilité éthique des Églises s&rsquo;est élargie pour englober chaque âme vivante dans le monde entier. L&rsquo;unité spirituelle des chrétiens a montré qu&rsquo;elle était suffisamment forte pour assumer la tâche de l&rsquo;unité, de la paix et de la justice sociale. La conférence de Stockholm a marqué un tournant dans l&rsquo;histoire de l&rsquo;Église. »</em><strong></strong></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Le présent</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Sofia Camnerin</strong>, secrétaire générale du Conseil chrétien de Suède, rappela que l’unité existe déjà, enracinée dans la Trinité. L’œcuménisme n’invente pas l’unité, il la révèle. Dans un monde de violence et de division, elle souligna que l’unité et la fraternité sont des instruments de paix.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle affirma :&nbsp;<em>« Dieu est près de nous maintenant. En ce moment même – chacun d’entre nous, où qu’il soit – Dieu continue de créer le monde, permet chaque respiration, envoie son Esprit, aime le monde au point d’y apporter l’unité et la réconciliation. Cela se passe en ce moment même, même si parfois, cela semble aller dans la direction opposée. »</em></p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>L’avenir</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La pasteure de l’Église libre,&nbsp;<strong>Lisa Fredlund,</strong>&nbsp;évoqua une vision poétique : le Christ venant à notre rencontre, essuyant les larmes, libérant la création. Mais elle insista : d’ici là, l’Église doit être sa présence sur terre, semant la graine de moutarde qui devient un grand arbre.<br>Elle exhorta :&nbsp;<em>« Nous devrions trouver le courage de rencontrer d’autres personnes que nous ne rencontrons pas normalement dans nos propres cercles. Jésus n’a pas eu peur de se perdre ou de perdre sa réputation en rencontrant des gens – il est resté ferme dans sa position. Nous devons aller là où personne d’autre ne va. Nous devons y planter notre tente, pas seulement pour visiter ou jeter un coup d’œil en passant, mais pour prendre le temps de comprendre. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Tous les intervenants convergèrent : l’œcuménisme est aujourd’hui un projet de paix. Les défis actuels – guerres, injustice économique, crise climatique, migrations, intelligence artificielle, fracture sociale – exigent une réponse chrétienne commune.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Revenir aux sources de la foi chrétienne</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En cette année du 1700e anniversaire du concile de Nicée, son credo fut récité à deux reprises dans les cathédrales de Stockholm et d’Uppsala. Dans cette dernière, le patriarche&nbsp;<strong>Bartholomée&nbsp;</strong>le proclama en grec, comme l’avait fait le patriarche d’Alexandrie Photius en 1925. Ce geste unique établissait un lien entre le concile de Nicée (325) et la conférence de Stockholm. L’assemblée en fut profondément marquée : l’unité visible des Églises embrasse à la fois le temps et l’espace. Elle est l’œuvre de l’Esprit Saint.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Flávio Pace</strong>, secrétaire du Dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens, lut le message du pape Léon XIV, rappelant que Nicée avait permis de préserver l’unité chrétienne. Si l’Église catholique n’était pas présente en 1925, elle est aujourd’hui pleinement engagée dans le mouvement œcuménique. Le pape ajouta :<br><em>« Ce qui nous unit est bien plus fort que ce qui nous divise. La volonté du Christ est que nous soyons ensemble pour témoigner de lui. Nous croyons que l’unité que le Christ veut pour son Église doit être visible, et qu’une telle unité grandit à travers le dialogue théologique, la prière commune – lorsque cela est possible – et le témoignage partagé face aux souffrances de l’humanité. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un monde marqué par la violence, où le Malin travaille à nous diviser, Flávio Pace appela les Églises à revenir aux sources de leur foi, en se rendant à Jérusalem pour le Jubilé des 2000 ans de la résurrection du Christ en 2033.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est aussi l’interpellation de l’archevêque luthérien&nbsp;<strong>Martin Modeus</strong>, dans son homélie :&nbsp;<em>« Si je suis proche de Jésus ressuscité, je verrai ce qu’il voit et je pourrai faire ce qu’il fait. »</em>&nbsp;Cette présence du Christ donne la force de se réconcilier&nbsp;<em>« soixante-dix-sept fois sept fois »</em>, comme le dit l’Évangile de ce jour&nbsp;(cf. Matthieu 18,18-21).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans un atelier où j’ai présenté l’initiative&nbsp;<a href="https://www.jc2033.world/fr/"><strong>JC2033</strong>, i</a>nvitant à un chemin d’unité et de témoignage vers 2033, j’ai rappelé que la foi dans le Dieu trinitaire, révélé dans la mort et la résurrection du Christ, fonde tout engagement pour la justice et la paix. Les premières paroles du Ressuscité à ses disciples sont en effet :&nbsp;<em>« La paix soit avec vous. »</em>&nbsp;(Jean 20,19).</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Conclusion : un chemin pour demain</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">En 1925, les Églises, sortant des ruines de la guerre, firent un pas décisif vers l’unité, en confessant leur péché, en proclamant la foi trinitaire et en se mettant au service de la paix.<br>En 2025, un siècle plus tard, des Églises plus nombreuses et plus diverses – catholiques et pentecôtistes incluses – renouvellent cet engagement.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La conférence de Stockholm fut un tournant qui fit tomber des murs et ouvrit des chemins nouveaux. Son centenaire rappelle que l’unité chrétienne n’est pas un luxe spirituel, mais une urgence missionnaire et une exigence de paix pour le monde.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les cloches de Stockholm sonnent encore aujourd’hui pour nous rappeler l’appel du Christ :<br><em>« Que tous soient un, Père, comme toi et moi sommes un… afin que le monde croie. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Photo</strong>: 24 août, cathédrale d&rsquo;Uppsala, Photo: Hillert, COE</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autre article </strong>: <a href="https://www.hoegger.org/article/stockholm-2025/"><em>Stockholm 1925-2025 : cent ans d’un chemin d’unité et de paix</em></a></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>Stockholm 1925-2025 : cent ans d’un chemin d’unité et de paix</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Martin Hoegger]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 26 Aug 2025 09:28:37 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Œcuménisme]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>This article in english in the European Times Entre le 22 et le 24 août 2025, trois célébrations exceptionnelles ont marqué en Suède le centenaire de la Conférence de Stockholm de 1925 : une commémoration dans l’Église pentecôtiste Philadelphia, une célébration œcuménique dans la cathédrale de Stockholm, en présence du roi et de la reine, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.hoegger.org/article/stockholm-2025/">Stockholm 1925-2025 : cent ans d’un chemin d’unité et de paix</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.hoegger.org">Martin Hoegger</a>.</p>
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<p class="has-text-align-right wp-block-paragraph"><em><strong><a href="https://europeantimes.news/2025/08/stockholm-1925-2025-a-hundred-years-of-unity-and-peace/">This article in english in the European Times </a></strong></em></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Entre le 22 et le 24 août 2025, trois célébrations exceptionnelles ont marqué en Suède le centenaire de la Conférence de Stockholm de 1925 : une commémoration dans l’Église pentecôtiste Philadelphia, une célébration œcuménique dans la cathédrale de Stockholm, en présence du roi et de la reine, et une grande liturgie solennelle dans la cathédrale d’Uppsala. Cet anniversaire fut aussi l’occasion de rappeler un autre jalon essentiel de la vie de l’Église : les 1700 ans du concile de Nicée (325).</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces trois célébrations se répondaient mutuellement : Nicée, en unissant l’Église autour d’une confession de foi commune à une époque où les hérésies proliféraient, et Stockholm, en ouvrant au XXe siècle un chemin œcuménique centré sur Jésus-Christ, source de paix et d’unité. Cent ans plus tard, la vision de Nathan Söderblom, archevêque d’Uppsala et initiateur de la conférence de 1925, demeure d’une étonnante actualité.<br>Elles se sont inscrites dans le cadre d’une semaine œcuménique sur le thème&nbsp;<em>« Le temps de la paix de Dieu »</em>, avec une soixantaine de contributions. (Voir&nbsp;<a href="https://www.skr.org/program-ecumenical-week-18-24-august/">https://www.skr.org/program-ecumenical-week-18-24-august/</a>&nbsp;)</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Le souvenir de Stockholm 1925</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">La Conférence de 1925 se déroula dans une Europe meurtrie par la Première Guerre mondiale. Le rêve missionnaire exprimé lors de la Conférence d’Édimbourg en 1910 – apporter l’Évangile à toute la terre en une génération – s’était fracassé sur le scandale d’une guerre où des nations chrétiennes s’étaient entretuées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour Söderblom, l’unité chrétienne ne devait pas attendre un consensus doctrinal complet, mais s’incarner d’abord dans une tâche commune, au service de la paix et de la justice. Comme il le rappelait :&nbsp;<em>« L’unité progresse lorsque nous nous mettons ensemble à une tâche commune. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Le roi Gustav V de Suède, lors de l’ouverture de la conférence, affirma que la paix commence dans le cœur de chaque personne. Une plaque commémorative dans la cathédrale rappelle ses mots :&nbsp;<em>« C’est dans le cœur des hommes que doit être posée la base de la paix et de la confiance mutuelle, tant à l’intérieur de la société elle-même qu’entre les peuples. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Söderblom ajouta :&nbsp;<em>« L’exigence et l’exemple du Christ nous rendent courageux et humbles. L’amour parfait chasse la peur. »</em>&nbsp;Ces convictions posèrent les bases du mouvement&nbsp;<em>Life and Work</em>&nbsp;(ou&nbsp;<em>Christianisme pratique</em>&nbsp;en français), centré sur l’appel du Christ à la paix et à la justice, qui inspira plus tard la fondation du Conseil œcuménique des Églises (COE).</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Des célébrations œcuméniques en 2025</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cent ans plus tard, les Églises de Suède et des délégués venus des cinq continents ont célébré avec ferveur cet héritage. La commémoration dans l’Église pentecôtiste Philadelphia, marquée par la diversité des expressions spirituelles, mit en avant l’accueil des « plus petits » : des personnes handicapées chantèrent pour signifier que tous appartiennent au Corps du Christ. L’émotion fut vive : ceux qui sont aux marges de la société furent ramenés au centre.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>Repentance, humilité et réconciliation</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jan Eckerdal, théologien luthérien du Conseil chrétien de Suède, rappela que la conférence de 1925 avait d’abord été une confession de péché. Dans un monde qui sortait de la guerre, la repentance fut le premier pas, et ce mot était au centre des débats. Ce geste demeure essentiel pour les Églises aujourd’hui. Durant les célébrations de ces trois journées, cet élément pénitentiel n’a pas été esquivé.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La réformée britannique Susan Durber, l’une des présidentes du COE, insista sur la nécessité d’une Église humble, capable de servir un monde en quête de sens, où beaucoup ont perdu le goût de la vie.<br>Le pentecôtiste suédois Ulrike Josefson rappela quant à lui la responsabilité des chrétiens d’être témoins de réconciliation dans un monde d’individualisme et de conflits, où tant d’hommes et de femmes vivent sans être réconciliés.</p>



<p class="has-large-font-size wp-block-paragraph"><strong>« Le temps de la paix de Dieu »</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>« C’est le temps de la paix de Dieu. »</em>&nbsp;Tel fut le message central de 1925, lors de cette première rencontre entre responsables protestants et orthodoxes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">L’archevêque luthérien Martin Modeus, modérateur du Conseil des Églises de Suède, évoqua l’intuition prophétique de Söderblom : transformer le feu destructeur de la guerre en feu de justice et de paix. Cet appel à entrer dans « le temps de la paix de Dieu » reste celui des Églises aujourd’hui, afin que les nations&nbsp;<em>« forgent des socs de charrue de leurs épées. »</em>(Isaïe 2,4)</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le secrétaire général du COE, Jerry Pillay, rappela que Söderblom reçut le prix Nobel de la paix et insista sur la responsabilité des Églises dans la promotion de la paix. Les défis de 1925 – inégalités, course aux armements, migrations – restent brûlants, aggravés par de nouveaux enjeux comme le climat, l’intelligence artificielle et les médias numériques. Les chrétiens doivent s’opposer à toute transgression du principe d’humanité ; leur unité est essentielle pour témoigner ensemble de la justice et de l’amour de Dieu.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bartholomée, patriarche de Constantinople, souligna l’urgence morale de résister aux menaces contre la vie humaine dans un monde capable de destructions massives. Pour lui, comme pour Söderblom, la paix commence toujours dans le cœur, dans l’esprit des Béatitudes :&nbsp;<em>« Heureux les artisans de paix. »</em>&nbsp;Elle vient de l’amour, du silence et de la prière. Et de rappeler, en citant un Père de l’Église :&nbsp;<em>« Si tu fais la paix avec toi-même, alors ciel et terre feront la paix avec toi. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">À Uppsala, lors du service célébré selon l’ordre de l’Église luthérienne, un appel à la paix et à la réconciliation fut lu par plusieurs responsables. En voici un extrait :&nbsp;<em>« Chaque personne est créée à l&rsquo;image de Dieu, c&rsquo;est pourquoi nous ne pouvons pas rester silencieux quand elle est bafouée. »</em></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ces célébrations ont aussi renouvelé notre prière pour que la paix du Christ règne dans notre monde, comme le dit la belle prière qui a accompagné cette semaine :</p>



<p class="has-text-align-center wp-block-paragraph"><em>Dieu de la vie,<br>En toi, il y a toujours un temps pour la paix.<br>Viens avec la paix là où les guerres font rage.<br>Viens réconforter ceux qui sont dans le deuil.<br>Viens avec l’espérance là où la foi vacille.<br>Viens avec la force là où l’impuissance prévaut.<br>Révèle au monde ton chemin de justice et de paix.<br>Aide-nous à créer des espaces<br>où la paix du Christ puisse régner.</em></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph">Photo: Célébration dans l&rsquo;église Philadelphie, 22 août 2025 (Hillert, COE) </p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Autre article </strong>: <em><a href="https://www.hoegger.org/article/1925-2025/">1925-2025 : Passé, présent, avenir – regards sur le chemin d’unité chrétienne</a></em></p>
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